Sélection 2020-2021

Le programme Chroniques lycéennes-Prix Charles Cros des lycéens existe depuis une vingtaine d’années. Un objectif : faire découvrir la nouvelle chanson française et les artistes qui en sont les auteurs ou les interprètes dans la diversité de leurs styles musicaux.

A partir d’une sélection numérisée de 20 titres de chansons francophones facilement accessible, les lycéens, accompagnés de leurs enseignants, sont invités à découvrir la nouvelle chanson française, à exprimer les sentiments qu’elle leur inspire, à en débattre entre eux ou, quand c’est possible, avec les artistes eux-mêmes.

L’un des objectifs du programme est aussi d’engager les lycéens à échanger à partir des chansons sur leur perception de la vie, du fonctionnement de la société, de la culture, de l’univers propre à chaque chanson, facteurs de dialogue, de compréhension et la cohésion sociale.. Ils seront invités à rédiger des chroniques, dont les plus pertinentes seront publiées dans la revue trimestrielle Hexagone, le magazine Francofans ainsi que dans la rubrique dédiée sur le site de l’Académie Charles Cros.

En fin d’année scolaire, les lycéens éliront les chansons qui auront été, pour eux, les plus belles découvertes et décerneront en mai aux artistes le prix Charles Cros des lycéens dans leur établissement ou un lieu de spectacle partenaire.

La playlist des chroniques lycéennes sur les différentes plateforme de streaming :

Pour cela, nous mettons en ligne les paroles des chansons pour vous permettre de les étudier :
https://drive.google.com/drive/folders/1k94cmrqv2GkxG35fYHImxU-0FLopxtaj?usp=sharing

Voici la sélection des chroniques lycéennes /Académie Charles Cros édition 2020/21 rédigées par les élèves :


Clara Ysé

Abel Cheret

Davy Kilembé

Ben Mazué

Agnès Bihl

Batlik

Cyril Mokaiesh

Louise O’sman

Valentin Vander

Thibaud Defever

Vaslo

La Piéta

Gaël Faye

Victoria Delarozière

Yoanna

Tom Poisson

Stéphane Cadé

Lou-Adrianne Cassidy

Suzane

Younès

Clara Ysé


https://www.unit-production.com/artiste/clara-yse/

Des chroniques lycéennes

« Le monde s’est dédoublé », Clara Ysé :
C’est un double-oui — et même un triple.

« Le monde s’est dédoublé », c’est d’abord penser la simplicité : la guitare jouée en
arpège s’avère mélodieuse, on ressent de la volupté et, sans en prendre conscience, nous
voilà charmés. S’en suit la voix de Clara Ysé — étonnante, grave, sublime — qui nous cueille
entièrement et donne à voir toute la singularité de son univers.

« Le monde s’est dédoublé », c’est une phrase née d’une grande peine et que
l’interprète décide de reprendre comme titre pour ce premier EP.
Sous cette pochette où son visage semble refaire surface, Clara Ysé vit une renaissance à travers un langage qu’elle a connu : la musique.
Si elle lui semble destinée (elle commence le violon à quatre ans puis le chant à huit ans), c’est à vingt-six ans, deux ans après la perte de sa mère, que la jeune femme se livre dans un engagement musical poignant. Mêlant l’espagnol et le français, elle déploie son talent dans six titres au style novateur.

« Le monde s’est dédoublé », c’est le triomphe d’une artiste naissante qui a su
transposer musicalement ses indicibles profondeurs. Sa voix se démarque, suscite la
curiosité de l’oreille, et dont la maîtrise, digne d’une chanteuse lyrique, est admirable.

Celle ci se plaît à multiplier les possibilités vocales, adoptant, en plus d’un timbre lyrique, un débit lent lors des couplets, accéléré sur le refrain. La finesse de son énonciation fait entendre l’émotion de ses mots. D’autant que Clara Ysé sait fusionner voix et musique ! Le fond musical comptant des instrumentistes de tout genre confère à cet air un aspect authentique.

Le solo du flûtiste que l’on saisit au milieu du morceau s’engage dans un tourbillon du clair obscur. Suivant la voix de Clara Ysé, le rythme prend une forme symbolique, passant du lent au rapide, de la pénombre à la lumière.

« Le monde s’est dédoublé », c’est un hymne à l’espoir qui rappelle « Que la joie est
toujours à deux pas ». Clara Ysé sort de cet EP glorieuse et brillante. Et on peut le dire : sa nouvelle langue, elle, règne à ses côtés en Fée Magnétique.

Anaïs Hénin, 1K
LYCEE SAINTE-MARIE-BEAUCAMPS-LIGNY


Le monde s’est dédoublé, Clara Ysé

Clara Ysé est une jeune auteure, compositrice et interprète française aux influences orientales et latino-américaines. Cette chanson est née d’un drame : la mort de sa mère, noyée en Méditerranée en sauvant un enfant. Calmement, elle nous raconte et nous emmène avec elle sur le chemin difficile du deuil. La mélodie est riche et envoutante avec la faible formation instrumentale, composée d’une guitare, d’un piano et d’une caisse claire, laissant la place à la voix et au texte. La structure y est claire ainsi que les paroles, ce qui facilite grandement l’écoute pour l’auditeur.

Le début du morceau commence presque dans un murmure, mais finit par laisser entendre une voix triomphante, comme si elle s’affirmait de plus en plus et qu’elle retrouvait finalement goût à la vie grâce à cet ami, qui, en lui tendant la main, lui fait reprendre espoir. Dans ce crescendo, les instruments arrivent petit à petit, comme si ils représentaient la solitude qui se dissipe. On ressent le fait qu’elle a réussi à transformer sa tragédie en force.

Le clip est par ailleurs très révélateur des paroles. Avec cette plongée dans la rivière, on pourrait croire qu’elle souhaite rejoindre sa mère, mais il n’en est rien : elle y va pour rencontrer son amoureux ainsi que sa troupe d’amis qui l’a épaulée pendant son deuil, ces mêmes personnes qui ont su lui dire de regarder devant soi au lieu de ressasser le passé, et qui en deviennent par ailleurs des symboles d’espoir.

Cette musique prenante est finalement un doux hymne à l’espoir où l’on se laisse porter par le flot des paroles et par la force que Clara dégage. Chacun peut se reconnaître dans les paroles universelles de cette chanson, qui fait appel à nos souvenirs les plus douloureux, comme les plus joyeux.

Thibault Le Bihan, lycée Guez de Balzac Angoulême


« Le monde s’est dédoublé », la chanson la plus populaire de Clara Ysé est un véritable pot de miel pour les oreilles, agrémenté de quelques pétales de myosotis. Elle commence assez lentement avec une guitare jouée de manière douce et la chanteuse qui chante d’un ton plutôt plat mais à l’intonation qui fait penser à de l’opéra.

Puis la musique s’accélère, la guitare devient plus énergique, la batterie plus puissante, et la chanteuse met beaucoup plus de passion dans sa voix. La musique revient sur les notes du début puis accélère petit à petit pour enchaîner avec un magnifique solo de saxophone accompagné de batterie qui accentue le sentiment de dynamisme comme le montrent les personnages dansants et très heureux du clip. Le premier couplet se charge de planter le décors : Clara Ysé nous dit que tout semble étrange.

Il faut savoir que la mère de la chanteuse est décédée d’une noyade (d’où l’importance de l’eau dans le clip). Avec ça il est beaucoup plus simple de comprendre la quasi-totalité des paroles sinon le message tout entier, pour peu qu’on prête un peu attention : tout semble irréel de la même façon que le décès de sa mère tellement prématuré. En plus de sa voix Clara Ysé maîtrise sa plume, avec la métaphore bien pensée de son cœur qui s’emporte vers « un autre rivage », au sens propre, en référence au décès de sa mère, et « l’autre rive », « l’autre côté » : c’est une part de la chanteuse qui s’en va. Aussi, Clara Ysé appelle à l’aide, évidemment faire son deuil a été dur, mais elle a cet « ami » qui revient à chaque refrain, alors on suppose que quelqu’un d’important a la été là pour elle pendant cette période.

Chaque refrain, et finalement la chanson, se terminent sur une image particulièrement encourageante, cet « ancien territoire » qui « l’éclaire de ses phares » : malgré cet accident, Clara va mieux, elle est prête à vivre sa vie car elle sait que sa mère veille sur elle. Le message est très fort : c’est un conseil d’ami que Clara Ysé nous délivre avec cette chanson, et même si musicalement ça ne parlera pas à tout le monde ou que c’est très personnel, on doit au moins reconnaître cette pépite lyrique.

Samuel Atingou et Nathan Dos Santos / 2de B
Lycée Jules Hardouin Mansart (78)


LE MONDE DE CLARA YSE

Dans quel monde Clara Ysé vit-elle ? La musique est un langage dans lequel Clara Ysé trouve un espace de liberté inaltérable.Cette jeune chanteuse française de 27, originaire du 14e arrondissement de Paris, entame très tôt son histoire avec la musique.Clara Ysé a abandonné pour la scène son nom et a plutôt opté pour le deuxième prénom choisi par ses parents « Ysé », en hommage au personnage du partage de midi de Paul Claudel.

Depuis son enfance, elle a toujours été fascinée par la peinture, la musique, l’écriture et beaucoup de livres. Petite, elle observait souvent son père dans son atelier, ce qui l’a poussé à s’aventurer du côté des images en réalisant son premier clip. La jeune musicienne, a impressionné le public lors d’un concert de la Boule noire à Paris en 2020 en chantant son premier titre qui s’intitule « Le monde s’est dédoublé ».Ce morceau a été interprété après la disparition de sa mère. Accompagnée de ses 4 musiciens, elle a modulé sa voix à travers ses chansons en mélangeant le jazz, la musique orientale et latino-américaine.

Quel effet a la musique sur la chanteuse ? La musique, lui permet à exprimer des choses qu’elle ne pourrait pas extérioriser autrement. Son titre « Le monde s’est dédoublé », m’impressionne beaucoup, je trouve qu’il se passe quelque chose entre ses mots et la musique et on a l’impression qu’elle a ré apprivoiser le monde à sa façon à travers ce rythme à la fois battant et d’une douceur incroyable.Un style unique et admirable, une puissance de douceur, une sensibilité et une voix exceptionnelle…

C’est magnifique. A travers ses textes poétiques et poignants, La jeune femme transforme la musique en fête en tentant de survivre face à la perte d’un être cher et en mélangeant l’amour et l’amitié à sa façon. Elle n’hésite surtout pas à dévoiler ses sentiments, sa pensée à travers son titre, en mettant plutôt en valeur la joie derrière la tristesse. On adore ce style de musique qui nous donne l’impression d’être ailleurs et sur les nuages ! Si vous voulez être dans cette ambiance, n’hésitez surtout pas à écouter son titre « LE MONDE S’EST DEDOUBLE ».

Majdoline Manour. BTS 1 SP3S
Lycée Jean de La Fontaine Château-Thierry

Abel Cheret


https://www.abrulepourpoint.com/

Des chroniques lycéennes

De quelle couleur est l’amour ?

L’amour saignant est une superbe chanson écrite et interprétée par Abel Chéret, trentenaire aujourd’hui.
Elle fait partie de la réedition de son premier album « Amour ultra chelou ».
Ce jeune talent, né en Vendée, a d’abord intégré un groupe punk à 15 ans.
Ceci dit, cela a bien changé, dans son album le style musical est plutôt pop, ou composé de rythmes aux mélodies tropicales.

L’amour saignant est un slam très poétique, dans lequel Abel dénonce les nuances de l’amour idyllique, qui selon lui n’existe pas.
En effet tout au long des strophes il ne cesse de faire des comparaisons qui illustrent avec exagération et ironie le parfait amour : « Amour mielleux », « doucereux et collant ».

Puis dans le refrain il nous fait revenir à la triste et sanglante réalité : « L’amour saignant c’est mieux », « C’est un fleuve hémoglobine », « On savoure ce breuvage ». Il nous montre qu’il préfère l’amour toxique et violent plutôt que les sentiments sécurisants et apaisants.

Ce slam a une lente et douce mélodie, qui nous laisse le temps de réfléchir aux paroles et au message qu’il renvoie.
Au fur et à mesure de ce dernier, nous comprenons que l’amour n’est ni blanc ni noir.

Alors de quelle couleur est l’amour ?

ZOUGGAR Manelle, seconde 9, Lycée Jean Moulin de Pézenas
Lycée Charles le Chauve – Roissy-en-Brie Axel Cervantes : seconde
Chronique


Abel Chéret, future pop star française ?

Abel Chéret n’est plus à présenter ! Ce jeune chanteur français fait à nouveau parler de lui en sortant son premier EP “Amour ultra chelou” qui est très apprécié du public. Né aux Sables d’Olonne en Vendée, il est initié très tôt à la musique, en effet son père écoutait énormément de musique (Bob Dylan, Dick Annegarn ou bien Jacques Higelin) ce qui permet de développer très tôt chez lui une passion pour la musique. À 15 ans, il fait sa première expérience musicale en intégrant un groupe de rock en tant que chanteur et finit par venir dans la capitale française pour essayer de vivre de sa passion.

Ce premier EP, sorti en 2019, dans un style plutôt pop, avec des chansons très travaillées est connait un succès important auprès de ses fans. Sa longue tournée dans toute la France, prévue de janvier 2019 à mars 2021, passant par toutes les grandes villes, est malheureusement interrompue à cause du covid-19. Mais il en faudra plus à cet artiste passionné pour le détourner de son public.

Son plus grand tube est sans doute “Amour saignant”. Une chanson pour laquelle l’artiste fait même un clip, très beau visuellement dans lequel il parle d’amour, et fait des métaphores et des comparaisons de l’amour à la nourriture. Le texte est écrit dans un style soigné, enrichi de rimes savoureuses et de ainsi que beaucoup de comparaisons poétiques. La musique, quant à elle, est assez lente mais rythmée ; pour le couplet, on commence avec un rythme de percussion avec une légère mélodie derrière, et pour le refrain la musique s’intensifie, monte en puissance, et accélère au niveau rythmique. Un air de guitare se rajoute ensuite et la progression se poursuit dans les autres couplets.

Lycée Charles le Chauvec 2e
Lycée Roissy-en-Brie Axel Cervantes : seconde

Davy Kilembé


http://kilembe.net

Des chroniques lycéennes

« Souleymane » ou le poème d’une vie

L’étrange union de l’adoration et de la haine par la musique, c’est le thème du dernier album de Davy Kilembé, « Chansons d’amour et de colère » sorti en 2019. Dans cet album l’artiste met en contraste des musiques aux paroles tragiques et d’autres aux paroles d’amour ou d’espoir. Pour ne prendre que deux exemples ont peut noter la différence entre « l’homme qui portait la bombe » et « ça tiendra ». En effet la première est l’histoire d’un homme qui se fais exploser pour sa religion tandis que l’autre est bien plus frivole et raconte l’histoire d’un couple un peu bancal.

Toutefois dans la plupart de ses chansons Kilembé conte des histoires avec une forme de légèreté, de simplicité et de douceur quelque soit le sujet. Cela peut sembler dérangeant au début mais on se prend vite au jeu. Le compositeur a commencé sa carrière en groupe pour se lancer en solo en 2003 ce qui lui a permis de totalement s’abandonner à son propre univers. Finalement il décida de repousser les limites que lui imposaient le solo et s’est fait accompagné d’un batteur et d’un contrebassiste mais il est resté la tête d’affiche.

Davy Kilembé a participé à de nombreux festivals et a reçu de nombreux prix comme le « talent France bleue » ou encore le prix « Charles Trénet » pour ne citer qu’eux.« Souleymane » est un morceau sorti en 2019 dans l’album « chansons d’amour et de colère » cité précédemment. Dans ce morceau, l’artiste nous chante la vie de Souleymane, un homme né en Algérie et qui arrive en France. Ce dernier est heureux de vivre là mais ses difficultés en français lui valent les moqueries de ses camarades.

Une foi adulte il travaille dans une usine et chaque fois qu’il en sort c’est pour dessiner. Souleymane se questionne sur les hommes qui tuent pour leurs religions. Cela fait écho à « l’homme qui portait la bombe » du même album mais également aux attentats contre le journal Charlie hebdo . Il espère que ses enfants n’oublieront pas leurs origines et qu’ils verront ses carnets de dessin qu’il leur laisse comme un testament. Il se pourrait que Souleymane existe réellement mais finalement toute personne à une part de cet homme sincère, curieux et innocent. Musicalement ce morceau est également très intéressant, son style un peu reggae et swing concorde parfaitement avec la voix légère de Kilembé. Les accords principales sont joués à la guitare et une basse les marque plus profondément, une batterie vient plus tard et sublime le tout. On croirait presque que c’est Souleymane lui-même qui nous conte son histoire car le vocabulaire employé est assez commun et la manière avec laquelle elle est racontée est immersive.

Personnellement je n’écouterais pas cette musique en faisant autre chose car elle est comme une histoire et selon moi son véritable intérêt est dans ses paroles.
En effet l’écoute de cette musique peut être comparée à la lecture d’une nouvelle ou d’un poème ce qui n’est pas ce que je recherche en faisant du sport ou du travail. Ce qui m’a attiré dans cette composition est donc le sens qui s’y trouve et l’histoire d’un homme qui en reflète probablement des milliers d’autres ce que j’ai pu apprécier malgré mes réticences à l’idée d’écouter une musique en français qui n’est pas dans un style que je n’ai pas l’habitude d’écouter. Ce morceau fut donc une très bonne surprise et je suis enchanté d’avoir pu le découvrir à l’aide des « Chroniques lycéennes ».

Noam Vukorep
Lycée Guez de Balzac Angoulême


Souleymane, la nouvelle paix de Davy Kilembé

Après quatre albums auto-produits et avoir joué des nombreux festivals en solo, puis la création de son groupe de musique pour ses albums suivants, les fans pensaient avoir tout vu ! Mais Davy Kilembé continue de faire danser ses mots avec sa sensibilité qui surprend encore et il partage des émotions encore plus profondes que sur ses précédents albums.

Fin 2019, Davy Kilembé sort la première partie de son album. Il replonge dans son fameux reggae par exemple dans Timide, tout en continuer de chanter avec ses infatigables rimes pendant les 3 à 5 minutes de chaque morceau. Puis Davy sort la deuxième partie de l’album le renommant Chansons d’amour et de colère. Maintenant composé de 11 titres, l’album est plus contrasté avec l’arrivée de musiques plus calmes mais avec un message encore plus profond.

Davy utilise un style rock alternatif en faisant ressortir la batterie et sa guitare électrique comme dans Voudriez-vous devenir mon ex. La pochette du disque montre exactement cette opposition avec un côté blanc, où Davy est rasé et un autre noir où Davy a toujours sa barbe. Souleymane dure quasiment 5 minutes et le chant est accompagné tout le long par la guitare électrique qui est même en solo au début.

Cet homme au nom arabe qui vient de Salomon, le roi qui apporte la paix, est algérien et vient s’installer en France afin d’y faire grandir ses
enfants. Davy montre que « après l’usine », les sentiments de ce « Souleymane » peuvent être partager à tous.
L’arrivée de la batterie après le premier refrain permet de relancer le morceau
dans une harmonie parfaite, en même temps rythmée et calme.
Les parties instrumentales donnent une énergie incroyable et l’histoire de cet homme est captivante. La voix de Davy nous transperce du début à la fin.

Marcel Enzo 2nde I
Lycée Sainte-Marie, Beaucamps-Ligny

Ben Mazué


https://www.benmazue.com/

Des chroniques lycéennes

Dites « STOP » !

Avez-vous déjà eu le sentiment de vous laisser envahir par la vie ? Si cette chronique ne vous apporte pas de solution miracle, Ben MAZUE, dans son titre « Quand je marche » sorti en 2020, vous donne quelques pistes (quel joli jeu de mots) pour remédier à cela. De son vrai nom, Benjamin Mazuet, l’artiste aux multiples facettes, vous embarque dans son univers mêlant, mots justes, émotions et pluralité rythmique.

Tiré de son quatrième album intitulé « Paradis » écrit et composé sur l’Ile de la Réunion relatant les virages de la vie, « Quand je marche » est un titre dans lequel l’interprète reprend avec philosophie les situations et choses de la vie pouvant vous donner l’impression d’être débordé(e)s : les gosses, la petite amie jalouse, le poids des échecs et des réussites, le temps qui passe et le manque de temps, la pression de la vie tout simplement…

Toutes ces difficultés, propres à chaque être, Ben MAZUE les sublime avec brio, à travers des sons de cordes, de cuivres et de piano, en ajoutant une interprétation parfois fragile et douce dans les couplets, parfois brutale dans le refrain ce qui suscite un moment d’évasion musicale pour l’auditeur, bercé par des vagues de mots justes et un rythme presque cardiaque, propres au conteur qu’est Benjamin MAZUE

Dans ce titre, celui-ci ose dire « STOP » au Train Grande Vitesse qu’est la vie, mettant en lumière l’importance de savoir prendre du temps pour soi, de faire une pause, seulement respirer le temps d’un moment, d’oublier toutes ces choses que vous devez faire s’entassant dans un coin de votre tête… Alors chers lecteurs, si vous aussi vous avez envie de crier « STOP » à toutes ces choses qui vous enferment l’esprit, un conseil : écoutez « Quand je marche », respirer profondément, mettez le son à fond, et allez courir… ou marcher… tout comme Ben MAZUE !

Caroline PASQUIER et Jennifer FREYDIGER BTS 1SP3S
Lycée Jean de La Fontaine, Château-Thierry


Oula !

Lorsque on marche, on ne réfléchit pas. Personne n’a besoin de se concentrer pour mettre un pied devant l’autre. Et telle une mélodie, on se laisse porter, dans l’espace et dans le temps comme s’ils nous appartenaient. In fine, ce sentiment, il n’est pas bien différent de celui qu’on éprouve lorsqu’on écoute « Quand je marche » de Ben Mazué.

Une chanson qui peu importe d’où nous venons finit par nous ramener à ce même croisement, au détour de nos vies.« Quand je marche » incarne et s’empare avec brio du caractère de l’artiste. A travers un art immatériel il réussit à nous offrir sous quelque notes de piano une musique qui semble prendre vie.Un style qui bascule à la frontière du rap, du slam. Notre artiste soulève ici un bouclier de paroles et une lance de notes qu’il vient planter en plein dans le cœur de ses auditeurs.Et semblable aux flèches de Cupidon, l’on ne peut qu’être pris d’affection !

Il est question dans ce morceau d’hésitation, de doute et de faiblesse. Puis dans un refrain animé avec fougue, voici la réponse à toutes ces complications, ennuis et soucis, qui déclenche automatiquement plusieurs sensations dans notre poitrine, quelque part près du cœur. « Quand je marche » nous rappelle qu’il ne nous reste plus qu’à nous lever. Que le chemin qu’on a emprunté, certains le prendront aussi, tandis que d’autres l’ont déjà terminé.

Que la course est encore longue et maintenant je sais qu’à la fin c’est le temps qui l’emportera.
Alors pourquoi m’encombrer de mes angoisses et de mes peurs ?? Prenez-les.
Faut que je marche,Parce que j’avance quand je marche.Parce que je rêve quand je marche.

Elsa di Schino seconde 9
Lycée Jean Moulin de Pézenas


Du vécu particulier au message universel

Ben Mazué de son vrai nom Benjamin Mazuet est né en 1981, c’est un auteur-compositeur interprète et musicien. C’est un chanteur à texte tout comme Brassens ou Jaques Brel. C’est un passeur de message. Il nous parle de lui et cela résonne en chacun d’entre nous. "Paradis ". C’est un album à la première personne : il parle de lui, de son vécu et de ses ressentis.

Au début la musique est lente, posée, mélancolique mais le refrain qui arrive ensuite est entraînant. Il donne envie de tout stopper pour aller marcher, pour se vider la tête, arrêter de penser, de ruminer. C’est cette alternance couplet et refrain qui donne du rythme à la chanson : on passe de la mélancolie lors des couplet au dynamisme grâce au refrain comme si cela correspondait à des moments de découragement suivis de moments où celui qui s’exprime se prend en main. Le chanteur parle de certains travers de la société.

A la fin il demande pardon. Puis c’est la fin de la mélancolie, il a réussi à se vider la tête et il est heureux. Mon avis sur cette chanson est positif car j’aime beaucoup les paroles : il dit plein de choses qui sont vraies et qui donnent de la force. Par exemple il se répète ce mantra à la fin :
Faut qu’je marche
Parce que j’comprends quand je marche
Faut qu’je marche
Parce que j’apprends quand je marche
Faut qu’je marche
Parce que je pense quand je marche
Parce que j’avance quand je marche
Parce que je rêve quand je marche.
Mais aussi j’aime ce texte car je me reconnais dans cette chanson, moi aussi quand je n’arrive pas à réfléchir je plaque tout pour aller marcher.

Lucas Terme 2nd9
Lycée Jean Moulin, Pézenas


Ben Mazué, « Quand je marche »

En ces temps de confinement nous rêvons tous de voyager, de sortir, de lâcher prise et c’est ce que Ben Mazué nous offre avec son titre « Quand je marche », 3 minutes 53 d’évasion. Cette musique est lumineuse et pleine d’espoir.
Ben Mazué, 40 ans, a baigné dans la musique depuis son enfance. Malgré son goût pour la musique et ses nombreuses années d’apprentissage du piano, il s’est d’abord tourné vers des études de médecine. Mais à l’âge de 25 ans il s’est lancé dans une carrière musicale.

Les paroles de « Quand je marche » sont profondes et chargées d’espoir. Ben Mazué aborde avec finesse le sujet de la surcharge mentale. Lors des couplets, le chanteur parle de son quotidien où il se laisse déborder par les événements car il a tellement de choses à faire qu’il ne peut pas les faire correctement. Dans les couplets Ben Mazué chante calmement avec une voix posée et claire à tel point que l’on pourrait presque parler de SLAM. Puis dans le refrain il lâche complètement prise et chante avec une voix forte et décidée. Il dit qu’il doit stopper et arrêter de trop réfléchir, qu’il doit marcher, pouvoir observer le monde qui l’entoure et faire le vide, qu’il ne doit plus avoir une vie qui le ronge et l’angoisse mais une vie paisible où il sourit et dans laquelle il est heureux. A la fin de la chanson, l’artiste nous explique que pour lui le remède à ses maux et ses angoisses est la marche, qui lui permet de comprendre, apprendre, penser, avancer et rêver.

La musique elle aussi évolue en fonction du refrain et des couplets. Lors du premier, Ben Mazué est seulement accompagné par un piano. L’artiste choisit de n’utiliser qu’un seul instrument ce qui permet de mettre en valeur sa voix et de laisser toute sa place au texte. Lors du refrain la musique gagne en intensité et en puissance. Le piano est rejoint par un synthétiseur et une batterie. Cette explosion sonore est sans doute là pour marquer la richesse des émotions ressenties par le chanteur.

Dans le clip, il veut avancer et se sortir de ses angoisses, des contraintes qu’il se donne, que les autres lui donnent, qui l’empêchent d’être heureux et définissent la condition d’un homme moderne. Ce clip est une démonstration de sa détermination à se recentrer sur les éléments essentiels qui selon lui constituent la richesse d’une vie. Pratiquer une activité simple telle que marcher, crier, sauter semble lui permettre de ne plus se laisser parasiter par les difficultés quotidiennes. Dans cette vidéo, on peut voir Ben Mazué marcher seul à travers de nombreux décors naturels tel que des forêts, des plages, la jungle. Lors des refrains on peut voir qu’il lâche prise, il crie, il saute, il danse, il sourit. Tour à tour son visage est crispé (lors des couplets), ou au contraire souriant et détendu (lors des refrains). A la fin du clip, la musique se coupe et on voit l’artiste souffler et être entièrement libéré.

Dans le contexte actuel plutôt morose et pessimiste, ce titre apporte, avec générosité, de l’espoir. Il montre qu’autre chose est possible et que parfois, même si on se sent enfermé dans les contraintes de notre vie, il y a des solutions possibles… Il suffit de peu de choses, des choses simples mais essentielles et accessibles à tous… à condition de prendre le temps de voir qu’elles existent !

Louise Maveyraud 2°4


Quand je marche » : Un message puissant initiant une prise de conscience.

Ben Mazué est le compositeur de cette œuvre ainsi que de beaucoup d’autres.
En effet, il a créé quatre albums à l’heure actuelle, 19 morceaux sans compter 13 collaborations. Il ne s’est pourtant lancé dans la musique qu’en 2006 à l’âge de 25 ans. Avant la musique, Ben Mazué a fait des études de médecine à Paris. Il avait également pris des cours de piano étant enfant à Nice.

Le morceau « Quand je marche » parle beaucoup à l’auditeur. Les paroles sont l’essence de cette musique. Le fond est un accompagnement léger, également très bien réalisé, qui porte l’attention sur le texte. Le texte parle de la pression que subit un père vis à vis de ses fils mais pas que, de l’accumulation de diverses choses à faire, qui ont tendance à nous faire couler. Face à ces problèmes, L’auteur marche. Il en a le besoin, c’est essentiel.

Il marche pour arrêter de penser. Libérer sa tête de ses trop nombreuses pensées dans le but de pouvoir agir. Tout le monde peut s’identifier au narrateur ainsi qu’à ses soucis. Cela rend le texte encore plus prégnant. On peut le considérer comme une forme de poésie familière. Familière car elle est très orale et comporte des abréviations de séries de mots, ce qui n’est pas dérangeant car cela donne un certain coté intime à l’œuvre. Ce n’est pas quelque chose d’étranger où il faut ce concentrer pour comprendre le sens du texte, ici Ben Mazué nous parle directement et nous fait passer un message profond.

C’est une forme de poésie, composée la plupart du temps de rimes suivies, lesquelles apportent une forme de succession de faits finissant le premier couplet et nous amenant au refrain très puissant qui est présent deux fois dans le morceau. Le refrain intervient comme une coupure dans l’énumération de tâches que doit réaliser l’auteur. Le timbre de de voix change drastiquement pour devenir des paroles presque criées, de combat. Il se reprend et arrête de penser pour pouvoir sourire et vivre sa vie.

Ben poursuit, dans un retour au calme avec les accords du piano ainsi que de faibles percussions, en nous expliquant ses tracas familiaux, ses peurs de mal faire avec ses enfants, ses amis. Il explique, pour finir, dans un dernier refrain et couplet, pourquoi il court. Qu’est ce que ça lui apporte à lui et en quoi ça l’aide. C’est ici que l’on comprend pleinement le titre de cette œuvre et son contexte. L’accompagnement derrière les paroles est très adapté et sait parfaitement retranscrire les émotions exprimées par l’auteur et les renforcer. Entre la douceur et l’acharnement, l’accumulation et la libération, cette musique est une claque, tant dans le message touchant qu’elle fait passer, que dans son interprétation et réalisation très bien effectuées : un grand coup de cœur.

Noé Meyer
Lycée Guez de Balzac Angoulême


Ben Mazué “ Quand je marche ”, un voyage insolite

La chanson phare de ce nouvel album de Ben Mazué, Paradis, arrivé dans les bacs le 6 novembre 2020.

Grandir entre Nice et Paris, commencer sa carrière dans de petits bars et enfin recevoir en 2006 un prix de la SACEM, voilà un étonnant mélange qui fait aujourd’hui de ce médecin devenu auteur, compositeur et interprète, un artiste accompli et reconnu.Ben Mazué possède un rare et incroyable talent pour créer et partager ses voyages musicaux.

Depuis 2007, tous ses albums, single et EP de variété française transportent ses auditeurs depuis leurs lieux de travail ou leurs salons, vers de nouveaux horizons et des mondes merveilleux bercés par des mers d’accords de guitare calmes et des nappes vaporeuses de synthétiseurs. L’énergie rythmique inspirée de multiples cultures et styles permet à tous de se sentir à l’aise et d’entreprendre ce voyage inattendu à ses côtés.

Imprégné de plusieurs influences musicales, allant du rap US à la chanson française, l’artiste propose de se perdre dans les méandres de mondes inconnus en quête de “ La Femme Idéale ” sortie en 2017 avec des textes poétiques et souvent bien rythmés. Un univers à découvrir en live à travers ses tournées dans toute la France qui lui ont permis de sillonner les plus beaux paysages et de renouveler son inspiration. Ses chansons sont pleines d’émotions, de finesse et de musicalité mais aussi d’engagement et de sincérité.

Inutile de chercher plus loin, ces chansons sont imprégnées de son univers, de sa région natale (les alpes maritimes), où les sommets côtoient les bords de la méditerranée, où la chaleur accablante de l’été s’oppose à la rigueur de l’hiver. Ponctué d’accords brefs, plaqués et arpégés au synthétiseur, l’accompagnement change d’humeur à l’image du temps ces paysages et exprimes les émotions changeantes de l’auteur.

Sa voix est également à l’image de ces oppositions, parfois parlée et pleine d’empressement, parfois chantée comme un cri du cœur. Le rythme rapide se heurte également à des moments de calme dans lesquels toute la poésie s’exprimer, pareillement à un poème déclamé. Cet empressement, ce souffle toujours trop court, montre à quel point il est urgent de laisser de coté sa tristesse pour se concentrer sur ce qui est essentiel : la liberté.

À la fin de la chanson, toute la pression est relâchée : pouvoir marcher, courir sans se presser, mais respirer à pleins poumons grâce à la musique et l’effet de cet envoûtant refrain. Comme une lettre écrite à soi-même, se poser la question du choix entre la perfection et le bonheur, les paroles de la chanson en disent long sur les pensées de Ben Mazué. Cette chanson est l’occasion d’un long voyage initiatique sur sa vision de la vie : bonheur et liberté.

Respirer et se laisser guider par la musique à travers ces océans d’accords, ces forêts de sons et autres splendeurs à découvrir, c’est ce que propose la musique de Ben Mazué.

Ana Mathieu, 2nde 12


"Marcher pour redémarrer"

A la sortie du conservatoire et son diplôme de médecine en poche, Ben Mazué décide de se concentrer exclusivement sur sa passion-la musique. Venant de Nice, il s’installe à Paris et se produit dans des bars de la ville lumière. Dans son quatrième album “Paradis”, sorti en 2020, Ben Mazué dévoile “Quand je marche” au grand public, et sur une douce mélodie de piano y inscrit une partie de lui-même, ce qu’il a pris l’habitude de faire dans ses productions.

D’une voix de ténor, bourrée de passion, il parle de ce que son quotidien lui inflige ; de son train de vie accablant, mais pour lequel il rend grâce aussi, lorsqu’il témoigne de l’amour qu’il porte à ses enfants. Il choisit d’être heureux malgré tout, pour eux et pour lui. Il ne se laisse pas abattre par cette montagne de pression dont il est la victime depuis trop longtemps. Dans le texte, il se répète : “Faut que je rappelle mon père, d’abord”, “Faut que je prévoie cette fête”, “Faut que je sache ce que mes sœurs ont prévu”... Ainsi l’artiste rappelle le bourdon qu’il ressentait avant de partir se “reconnecter”, dans son paradis justement.

Alors il marche, pour se libérer l’esprit, arrêter de penser. Avec cette chanson, ces paroles poignantes et cette musique mélancolique, il donne aux auditeurs la possibilité de s’identifier à lui et à ses expériences. Car il est courant pour les gens aujourd’hui, particulièrement les citadins, de se sentir épuisés à cause d’angoisses et de stress que provoquent le bruit de la machine à café, puis celui du métro sifflant contre les rails.

Ben Mazué exprime dans son morceau sa volonté d’avancer, qui est d’ailleurs rafraîchissante, durant cette période éprouvante qu’était l’année 2020. Finalement, ce titre plaît énormément aux francophones, soulagés sûrement de voir la chanson française vivre un renouveau, grâce à des artistes comme Ben Mazué. Souhaitons-lui, pour son quatrième album, de conquérir les cœurs étrangers aux quatre coins du monde !

Isaure MOULIN 3e4
Lycée Français Victor Hugo - Marrakech


Stop ! Marchons…

Enfiler ses chaussures, s’évader pendant des heures à travers de longues balades
C’est ce que nous invite à faire Ben Mazué dans son titre « Quand je marche ».Dans son troisième album Paradis, il s’inspire de l’île de la Réunion qu’il a traversée maintes fois lors de longues promenades. Mais avant de s’en aller, avait-il pensé à prendre cette lettre qu’il devait envoyer ? Il traverse ce paradis, comme ses pensées le traversent en permanence.

Ce sont elles qu’il évoque à travers ce titre, ces pensées qui surgissent continuellement à travers notre esprit. Les semaines A, les semaines B, les promesses non tenues, les réseaux sociaux, la famille, les amis, que l’on n’a pas vus, que l’on devait appeler : une sensation d’accumulation de devoirs. Stop ! Mais pourquoi et pour qui ? Stop ! Un flot de pensées parfaitement retranscrit.

Des mots simples, sublimés par leur association en rimes croisées et restituant une puissance dans les paroles portées par le rythme des couplets, s’apparentant à un slam, évoquant la spirale des pensées lourdes et pesantes, des exigences de notre quotidien. Ce rythme des couplets contraste avec la légèreté du refrain très chanté qui nous offre une bouffée d’oxygène et nous invite à l’évasion et au détachement de nos pensées parasites.

Ces pensées qui nous oppressent et nous éloignent de nous-même. Les accords de piano, marquent les différents sursauts de l’esprit de pensée en pensée. C’est lorsque nous marchons, que, bercés par le rythme de nos pas, nous nous laissons traverser par ces pensées, sans qu’elles nous impactent. Elles qui nous entraînent et à la fois, nous freinent vers ces horizons où la vie nous mène.Cette ballade nous permet d’aborder de façon beaucoup plus sereine notre vie, comme si, quoi qu’il arrive, rien n’arrêterait nos pas.

Depuis peu dans la quarantaine, Ben Mazué, contemple du haut de son chemin, la voie qu’il a empruntée, sans remords, calme et apaisé malgré toutes les épreuves rencontrées. « Nous apprendre à être heureux, à être heureux souvent », cela ne fait-il pas rêver ? Alors, n’attendons plus pour nous ressourcer, marchons, marchons pour apprendre, comprendre, penser et rêver, guidés par la ballade de Ben Mazué.

Mathilde PARESYS 1K
Lycée Sainte Marie Beaucamps-Ligny


“Quand je Marche”, une promenade musicale qui fait rêver.

C’est à 25 ans que Ben Mazué commence sa marche vers le succès, en effet c’est à cette époque qu’il s’engage dans la musique et qu’il intègre un de ses premiers groupes nommé “Plage”. Par la suite, les évènements s’enchaînent : son premier EP sort en 2007 et après avoir signé un contrat avec le label Columbia, son premier album paraît en 2011.

Sa production musicale est régulière avec plusieurs EP tels que “Terrain d’entente” en 2007 et “Ben Mazué” en 2010, et plusieurs albums comme “33 ans” en 2014 ou “La Femme idéale” en 2017. Mais aujourd’hui, Ben Mazué fait découvrir au monde son tout dernier album, apparu dans les bacs tout récemment en 2020, intitulé “Paradis”, et dans lequel se trouve la chanson “Quand je Marche“.

Pour le moment, l’artiste parcourt le pays et fait découvrir ses œuvres à travers des concerts (et malgré quelques annulations à cause de l’épidémie) partout en France. C’est avec une voix douce et pleine d’émotion, en parlé-chanté mélancolique que cette balade commence. Ce chanteur élégiaque est accompagné d’un piano expressif qui plaque ses accords réguliers tel les pas d’un marcheur.

S’ensuit une accélération de la chanson avec une batterie saillante qui amène des refrains au pas cadencé où la voix déchirante du chanteur et les rimes croisées de la chanson se mêlent à un synthé aux sons envoûtants soutenant cette mélodie envoûtante.

Pour finir, après une alternance entre des refrains bouleversants et des couplets émouvants, les paroles poignantes et parsemées de répétitions, clôturent enfin cette balade mélancolique. Dans cette œuvre, Ben Mazué exprime les devoirs qui pèsent lourdement sur ses épaules ainsi que sa détresse intérieure. En outre, cette chanson est une merveilleuse échappatoire qui permet aux âmes tourmentées par la vie de s’évader et de se sentir sans doute moins seules.

Lycée Charles le Chauve – Roissy-en-Brie Romain Bougeault


Marcher sans se retourner Ben Mazué chante depuis 2006, mais son album le plus marquant est certainement son dernier, Paradis, sorti l’année dernière en 2020. L’ensemble des chansons expriment les émotions du chanteur en faisant allusion notamment à son divorce.C’est dans cet album que nous retrouvons une chanson particulièrement bien écrite, « Quand je marche ».

Ben Mazué nous parle de la vie d’un quadragénaire de notre époque. Il dit ses doutes par rapport à ses enfants, sa vie de famille recomposée et la routine qui entraîne parfois l’envie de fuir. En écrivant à cœur ouvert, il nous percute. C’est un petit réconfort que de l’écouter chanter, de manière personnelle, sans filtre, sans masque, sans mensonge.

Il nous fait parvenir toutes les émotions qui le traversent. Ce que nous retenons le plus de cette chanson c’est le message qu’il fait passer, de penser à sa famille, de prendre le temps de vivre avec elle, car la vie est courte mais peut être vécue à 100%. Il écrit à propos de ses enfants : « J’voudrais leur apprendre à être heureux souvent ». Cette phrase exprime sa conception du bonheur et son envie de la leur transmettre.

Pour lui, le bonheur ne passe pas forcément par les grandes études ou l’argent. Lors du refrain il crie son désir de lâcher prise pour s’échapper : « stop, ça y est, j’arrête de penser j’vais courir, j’vais marcher ». Au milieu de ce monde énergique, il faut faire une pause pour mieux repartir et mieux réfléchir. Ben Mazué et sa chanson personnelle, aux paroles percutantes et à la voix sincère, avance dans la vie sans jamais regarder en arrière.

Romain Lebrun, Bérénice Schnerb et Julia Vukadin / 2de A
Lycée Jules Hardouin Mansart (78)

Agnès Bihl


https://agnes-bihl.fr

Des chroniques lycéennes

Les cris de femmes « enragées »

Depuis bientôt vingt ans, Agnès Bihl, artiste auteur interprète fascinante, mène les troupes pour défendre des combats dans un milieu musical obstinément sexiste. Elle s’impose à coups de tirs et de bombes par le biais du pouvoir des mots. Cette artiste est le fruit d’un héritage d’écriture et d’une jeunesse imprégnée par l’art.

Sa rencontre avec Allain Leprest au cabaret « La Folie en tête » fut le déclencheur de sa carrière. Coïncidence ? Le cabaret pourrait être sa « madeleine de Proust » de par son arrière-grand-père. Agnès s’inspire de ses aînés : Brassens, Anne Sylvestre et Aznavour. Une révélation de la chanson française ! Elle mélange poésie, militantisme et humour assaisonnés d’anticonformisme.

Il était une femme, tirée de son album éponyme, est sa dernière croisade en parfait lien avec l’air du temps. Dénudée sur la pochette, Agnès Bihl ressort les armes et s’affirme telle une lionne « enragée » et une féministe engagée.Ce nouvel album évoque le temps qui passe et qui laisse sa trace. Le passé qui traverse toute la chanson, nous hante pour faire place au présent, révélant un cri d’espoir « on est même des milliards à vivre sur cette planète et il est l’heure de relever la tête ».

Une voix douce et murmurante relate sous la forme d’un conte « il était une femme » la négligence des droits de la femme quelle qu’en soit le degré. La brutalité des mots nous bouscule. Les rimes s’entremêlent pour accentuer les douleurs subies. Ce cantique est dédié aux femmes « qu’on tape et qu’on se tape et qu’on étripe et qu’on attrape ».La chorale angélique des ultimes secondes dévoile un hurlement émouvant venant du plus profond de leurs entrailles.

Eva CAUDRY 1H
Lycée Sainte-Marie, Beaucamps-Ligny

Batlik


https://www.abrulepourpoint.com/

Des chroniques lycéennes

Dans son nouvel album intitulé L’art de la Défaite, Batlik livre une chanson sur ce talent qui consiste à savoir faire demi-tour face à un échec pour garder la face, c’est-àdire « Revenir sur ses pas / Et puis recommencer [...] ».On peut considérer ce titre comme un trait d’ironie du compositeur qui semble se moquer un peu lui-même de cette philosophie.

Pour illustrer cette idée, il emploie l’exemple de « la côte en haut de la ville ». Cette métaphore véhicule une vision un peu simpliste de la vie, en présentant naïvement la défaite comme le fait de revenir en arrière dans l’ascension d’une pente. Pour accentuer son propos, il évoque ce qui nous attend en haut de cette côte et donc à quoi on renonce en s’arrêtant de la gravir, sous prétexte qu’elle est « avare en ombre l’été ».

Cela nous porte même à croire qu’il charrie cette personne que l’on connaît tous, oui, celle-là, qui fait des efforts minimum en employant des excuses fallacieuses, et ce tout au long de la chanson – même si parfois la chute dans le cliché semble volontairement frôlée par Batlik.Le style musical quant à lui oscille entre la Pop et le Slam, et une fois la phase d’accommodation passée, on ne peut qu’en apprécier le côté… « exotique » dirons-nous.

En clair, malgré son originalité, cette chanson a de fortes chances de vous plaire… au second degré !

Alexis Berrendonner-Robin et Mehdi Bouali / 2de B
Lycée Jules Hardouin Mansart
(78)


L’art de la défaite, c’est tout le contraire pour le dernier titre de Batlik

Batlik, né en 1977 s’est mit à composer en 2002 et sort son premier titre, Batlik en 2004. L’art de la défaite, son dernier album, est sorti en 2019. Son sixième titre s’intitule lui aussi l’art de la défaite.Ce titre nous raconte l’importance de l’abandon et de l’échec durant l’existence de tout homme, qui ne sont pas forcément une fatalité, mais peut être un moyen de se développer, d’apprendre de ses erreurs. Cette œuvre nous parle aussi de la société d’aujourd’hui qui refuse l’abandon et l’erreur.

Cependant, il faut persévérer pour essayer malgré tout de réussir à atteindre l’objectif. Ce titre nous parle également de l’importance de bien connaître notre objectif avant de se lancer afin de bien savoir si l’on est capable de l’atteindre. L’art de la défaite est donc ce que la défaite peut apporter au développement de soi qui ne tient parfois qu’à un demi-tour. La défaite n’est pas seulement de la faute de l’homme, il peut y avoir des circonstances nous obligeant à abandonner, à accepter la défaite.

L’exemple du lacet qui empêche la montée de la montagne est assez bien trouvé. Cette œuvre explique très bien l’utilité de la défaite et de l’échec. L’accompagnement est très bien équilibré, ce mélange de basse et de batterie est à la fois discret et s’impose quand même pour donner le rythme de cette chanson. La touche de cuivre qui s’incruste parfois ne trenit absolument pas le reste de la chanson.

Les paroles se répètent, on sent un manque d’inspiration, mais qui est peut être voulu par l’auteur. Cependant, son histoire reste intéressante. Les paroles se marient bien avec l’accompagnement. Le rythme reste toujours le même durant le clip, mais cela n’altère pas la qualité de l’œuvre. L’introduction et la conclusion de cette chanson sont assez banales, c’est la même instrumentation que l’accompagnement du morceau. Ce morceau est assez prenant, on a envie de le réécouter après l’avoir écouté une première fois.

William GUERIN
Lycée les pierres vives Carrières-sur-Seine(78)


La défaite, une leçon de la vie Batlik est un chanteur folk du XXIe siècle. Dans son dernier titre « L’art de la défaite », il nous montre l’importance que peut avoir la défaite. Malheureusement beaucoup de personnes subissent les conséquences d’un échec – perte de confiance ou abandon.D’après Batlik, la défaite n’est pas quelque chose de mal, plutôt des nouvelles choses à apprendre sur la vie, pour essayer de voir ses erreurs.

Batlik veut prouver qu’échouer n’est pas une punition. Selon lui un échec mal encaissé peut apporter des conséquences négatives (par exemple si l’on ne sait plus quoi faire) mais un échec bien encaissé fait aller de l’avant : il existe comme des solutions comme prendre sur soi même. Précisément, dans l’intégralité de son titre, Batlik explique bien que plusieurs échecs sont la meilleure façon de faire progresser une personne.

Mais en analysant les paroles, on peut deviner qu’une défaite peut aussi consister à laisser la victoire aux moins habitués : c’est là un exemple de générosité envers les autres et grâce à cela on peut donner du positif à la défaite. Il y a également les décors dans le clip qui sont peut-être des endroits où se réfugier en cas d’échecs. On peut ajouter que dans le clip les endroits qui sont montrés sont la campagne, la forêt, un couloir dans un hôtel, une salle souterraine et une salle de restaurant.

Il est expliqué de faire demi-tour ou marche arrière et recommencer du début. « C’est tout l’art de la défaite » : le refrain de la chanson précise que ce sont des endroits où il ne faut pas avoir peur. La répétition de « demi-tour » est associée dans le refrain. Pour les instruments de musique, on peut y entendre de la guitare où la musique est entendue comme seule dans des endroits silencieux comme par exemple la forêt. Sur la voix de la chanson, on peut ressentir que l’homme est seul à n’importe quel endroit. Finalement, cette chanson nous apporte plus d’explications que d’émotions…

Victor Perrin / 2de B
Lycée Jules Hardouin Mansart (78)

Cyril Mokaiesh


http://www.un-plan-simple.com/fr/mokaiesh/

Des chroniques lycéennes

Voyage musical de Paris à Beyrouth Zoom sur Cyril Mokaiesh, chanteur français d’origine libanaise.

Né d’une mère française et d’un père libanais, Cyril passe régulièrement ses vacances chez ses grands-parents à Beyrouth. Sa famille parle arabe mais il refuse d’apprendre la langue, comme piqué d’une rébellion précoce. Aujourd’hui âgé de 34 ans, c’est à 18 ans, après avoir été champion de France de tennis que Cyril Mokaiesh abandonne sa carrière sportive pour se consacrer à la musique et former son premier groupe de rock Mokaiesh à l’âge de 22 ans. Chanteur et guitariste, il publie alors un album éponyme en 2008 puis choisit de poursuivre l’aventure en solo. En 2010, il change de registre musical pour son single “Communiste”, et s’inspire de chanteurs français tels que Léo Ferré. En 2011, il publie un EP “Du rouge et des passions”, et commence à se faire connaître du grand public. En 2014, son deuxième album, “De l’amour qui s’invente”, reçoit le coup de cœur de l’Académie Charles-Cros. Après l’album “Naufragés” (2015), il revient dans les bacs en janvier 2017, avec l’album “Clôture” qui comporte un duo avec Bernard Lavilliers : “La loi du marché”.

Son dernier album est enregistré au Liban où vit encore sa grand-mère. Paris-Beyrouth est une rencontre entre l’Orient et l’Occident, aussi électronique qu’oriental avec un mélange de sonorités traditionnelles et synthétiques. Ses collaborations avec le pianiste Bachar MarKhalifé dans “La vie est ailleurs”, la comédienne Razane Jammal dans “Au nom du père”, ou la rappeuse Sòphia Moüssa dans “La lueur”, illustrent sa volonté de s’inspirer des rencontres artistiques qui parsèment sa route. « J’évolue un peu. Ça fait une dizaine d’années que je suis dans le métier, j’ai envie de faire des choses nouvelles. Je fais de rares collaborations, mais cela a toujours été de très belles aventures. »

Beyrouth est le titre phare du dernier album de Cyril Mokaiesh, intitulé Paris-Beyrouth, sorti en 2020. Mêlant des sonorités électroniques à des séquences traditionnelles de ouds jouées par la musicienne libanaise Ziyad Sahhab, les paroles poétiques entrent en contraste avec le tempo et le rythme de la musique, qui se rapproche d’une marche militaire ; sans doute une manière de décrire les paradoxes de ce pays marqué par la guerre. Elles définissent la ville libanaise, les activités qui s’y passent ainsi que l’ambiance qui paraît plutôt festive et musicale. Mais cette chanson, pleine de beauté, raconte également le quotidien et les conflits. Beyrouth est aussi comparé à des habitants ou à des silhouettes afin de mieux décrire le paysage. Les instruments quant à eux sont très répétitifs et ne changent pas de mélodie ou de rythme durant toute la chanson, comme s’il était impossible de sortir de ce quotidien, mais cela met en valeur la voix douce et rythmée du chanteur libanais.

À la croisée des chemins, Cyril Mokaiesh apparait donc comme un artiste nomade, toujours à la recherche d’inspiration mais surtout en quête de sa réelle identité.
Voyage musical de Paris à Beyrouth Zoom sur Cyril Mokaiesh, chanteur français d’origine libanaise.

Matthis Ropus, 2e8
Lycée Charles le Chauve – Roissy-en-Brie

Louise O’sman


https://louiseosman.com/

Des chroniques lycéennes

Avec son petit air frais, son air printanier, il souffle un vent de jeunesse et de renouveau sur le quai de la chanson française. La jeune compositrice Louise O’Sman nous offre ici une chanson digne d’un dimanche après-midi ensoleillé dans une guignette au bord de Seine.

Il faut dire que la musique la passionne depuis l’enfance, et c’est dès l’âge du CP qu’elle s’est mise à jouer de l’accordéon, instrument qui – vous le remarquerez en écoutant ses chansons – ne la quitte plus. Après des études plutôt tournées vers l’Art, Louise a fini par entrer au conservatoire de Marseille. De partitions en notes, elle a décroché récompenses et prix et fini par produire son premier album, Joyeuse ville. Le morceau « Marin Docker », issu de cet opus, est comme son titre l’indique, tourné vers ces hommes pour qui la mer est tout.

Avec cette ballade que l’on peut aisément fredonner, la jeune chanteuse explore les facettes de la vie de marin entre terre et mer, entre dureté et espoir. Véritable hymne à la chanson française, que ce soit le son de l’accordéon qui nous rappelle non sans nostalgie une certaine rouquine, prénommée Yvette, le rythme de la chanson qui nous replongent dans nos années de louveteaux et notre carnet de chants, ou encore le titre qui fait référence à la chanson « Docker » de Michel Delpech, Louise nous montre ici tout son savoir de compositeur, mêlant les mots avec douceur et poésie.

Nul doute que cette jeune moussaillonne saura aisément gagner des galons et se hisser au sommet des grands mâts. Bon vent à elle !

Louis Minary et Yohan Ménard / 2de B
Lycée Jules Hardouin Mansart (78)

Valentin Vander


https://www.valentinvander.com/

Des chroniques lycéennes

Une Belle Ballade

La chanson « La femme de ma vie », est une œuvre de Valentin Vander, la relève musicale de cette génération. Sa chanson nous offre une approche agréable des thèmes de son deuxième album « Mon étrangère » à l’univers intime et personnel.

En effet, Valentin Vander semble être un amoureux de la vie qu’il n’hésite pas à mettre en chanson. « La femme de ma vie » dresse une histoire simple, commune, celle d’une passante au charme perçant. Ce titre aborde donc les hasards, aléas et rencontres fortuites de l’amour à travers l’émerveillement et « le soleil dans les yeux » pour Valentin Vander accompagné d’une atmosphère romantique presque naïve.

Presque ! Puisque si vous tendez l’oreille derrière cette ballade à la voix et aux accents innocents et guillerets et au doux sifflement de fond il s’agit peut-être bien d’une opportunité manquée, d’une non-réciprocité et des incertitudes passagères de l’amour dont il est question.

Comme le dit si bien Valentin Vander « la femme de ma vie n’est peut-être pas faite pour moi ». Il y a bien une saveur aigre-douce qui se dégage des jeux de sons, des effets de redondance et de la nonchalance de certaines paroles.

Un écho aux célèbres vers de Baudelaire dans son poème Une passante

« Un éclair… puis la nuit ! – Fugitive beauté

Dont le regard m’a fait soudainement renaître,

Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ? »

C’est la frustration timide d’un homme ébloui par une étrangère. Cependant la dernière formule : « La femme de ma vie vient de passer devant moi, mais la femme de ma vie ne vaut rien à côté de toi » nous remet dans la douceur initiale de la chanson et par le biais d’une poésie Musicale, le véritable message apparaît : celle d’aimer ceux qui nous sont proches et non ceux qui nous sont indifférents.

Aimer celle qui reste malgré tout plutôt que celle qui passe à travers vous !

Une chose est sûre, la récompense est belle et bien faite pour Valentin Vander

Constant Masschelier 1K-HLP
Lycée Sainte-Marie-Beaucamps-Ligny

Thibaud Defever


http://www.presqueoui.fr/

Des chroniques lycéennes

Une chanson pour s’évader Dans sa chanson « Je dérive », Thibaut Defever nous parle de voyage, d’évasion. Le lien entre les paroles et la musique est original, à la fois simple et bien plus réfléchi qu’il n’y paraît. Thibaut Defever utilise des sons joués par des instruments qui peuvent rappeler le son d’un train sur des rails.Derrière la phrase « dans le sens de la marche » on peut imaginer que notre auteur fuit son passé, qu’il va vers l’avenir sans se retourner, qu’il vit sa vie sur le moment et ne réfléchit pas à sa destination, qu’il suit juste ses envies et parcourt le monde comme il le souhaite. Le titre même est représentatif de cette phrase, dériver sans savoir où aller, il se laisse porter par le présent sans penser au futur et en oubliant le passé.

Les choix des instruments sont aussi recherchés, souvent la guitare est utilisée pour nous faire penser au voyage et le violon fait généralement penser à la nostalgie. De plus notre artiste est proche de son public, en effet le clip a été réalisé avec des vidéos que ses fans ont filmées pendant leur propre évasion autour du monde, tout cela mélangé pour obtenir une musique apaisante accompagnée d’un clip envoûtant. Beaucoup de personnes se reconnaîtront sûrement dans cette musique, et le plaisir de se laisser porter par le présent, en oubliant tout pendant un moment. Une chanson pour s’évader Dans sa chanson « Je dérive », Thibaut Defever nous parle de voyage, d’évasion.

Le lien entre les paroles et la musique est original, à la fois simple et bien plus réfléchi qu’il n’y paraît. Thibaut Defever utilise des sons joués par des instruments qui peuvent rappeler le son d’un train sur des rails. Derrière la phrase « dans le sens de la marche » on peut imaginer que notre auteur fuit son passé, qu’il va vers l’avenir sans se retourner, qu’il vit sa vie sur le moment et ne réfléchit pas à sa destination, qu’il suit juste ses envies et parcourt le monde comme il le souhaite.Le titre même est représentatif de cette phrase, dériver sans savoir où aller, il se laisse porter par le présent sans penser au futur et en oubliant le passé.

Les choix des instruments sont aussi recherchés, souvent la guitare est utilisée pour nous faire penser au voyage et le violon fait généralement penser à la nostalgie. De plus notre artiste est proche de son public, en effet le clip a été réalisé avec des vidéos que ses fans ont filmées pendant leur propre évasion autour du monde, tout cela mélangé pour obtenir une musique apaisante accompagnée d’un clip envoûtant. Beaucoup de personnes se reconnaîtront sûrement dans cette musique, et le plaisir de se laisser porter par le présent, en oubliant tout pendant un moment.

Ozkan De Araujo et Juliette Willem / 2de A
Lycée Jules Hardouin Mansart (78)

Vaslo


https://vaslo-officiel.com/

Des chroniques lycéennes

Vaslo chanteur du métro parisien a su mettre en chanson une vérité : beaucoup d’hommes vivent hors d’eux-mêmes, « sur les traces d’un autre ». Qu’on soit cadet de notre fratrie, marchant sur les pas de nos ainés, ou bien que nous soyons guidés par une société stéréotypée nous marchons sur les pas de nos prédécesseurs.

Le texte poignant nous enveloppe dans sa structure rigoureuse : Lorsqu’elles sont embrassées, les rimes traduisent l’affection et donc le bien-être qu’a le chanteur bercé par le courant qui devient dangereux et mortel quand les rimes se croisent. Le rythme, ici produit par l’accompagnement au violoncelle de Martina Rodriguez et aux percussions par Pierre Manier, apporte un aspect profond au texte. Celui-ci change lorsque la conscience, cruelle mais réaliste, se démarquant du tumulte du monde, crie à Vaslo de se libérer de ce cercle vicieux qu’était le chemin de sa vie. L’utilisation de l’imparfait, ici, montre bien que le « mouton de Panurge », qu’il a été, est mort, et le nouveau Lui commence à vivre lorsque « ça parle en lui ». Allusion à Lamartine et Descartes : « je pense donc je suis ».

Cette chanson se singularise par l’importance du sujet qu’elle traite. Beaucoup de personnes subissent des règles sociétales et n’évoluent pas dans un environnement qui leur permet d’être libres. De plus, l’interprétation de Vaslo produit une disharmonie entre la voix et la mélodie, de sorte que celle-ci ne répond plus aux critères habituels et sort du moule tant utilisé. Cela illustre aussi la libération du chanteur de l’affluent qui le noyait. Mélodie atypique qui se différencie des autres chansons actuelles et qui promet à Vaslo un bel avenir dans la chanson française.

Dounia SEIAM
Lycée Joseph Loth Pontivy


Je vis à travers un autre que moi.

Qui sommes-nous sans le regard des gens ? Après quoi court-on lorsque nous ne sommes plus qu’un reflet ? Des questions que Vaslo nous pose dans son album s’intitulant “A travers les regards” composé de 9 titres tous plus engagés les uns que les autres. Il débute avec une chanson qui s’appelle « A Travers », celle- ci évoque le poids du regard, ce que les autres projettent sur nous, de la difficulté de s’en défaire et de sortir d’un chemin tout tracé.

Un artiste doté d’une grande voix, puissante et douce à la fois, qui chante la prise de conscience et le voyage intérieur. Vaslo est simplement acteur et spectateur du monde qui l’entoure et transpose ses observations dans des compositions pop-folk aux arrangements de haute volée et sa poésie directe. Par la suite, il a lui-même vécu de nombreuses années de non-choix et a dû suivre les autres : “Grand bien m’en a pris car j’en suis arrivé là où j’en suis et je ne regrette absolument rien mais j’ai conscience aujourd’hui que ce n’était pas vraiment mes propres choix sinon ceux des autres et moi, je me voyais dans leur regard” se confie-t-il.

Une voix et des textes qui renvoient aux thèmes de l’espoir, de la prise de conscience de manière universelle, le social et celui de la liberté. Mais aussi beaucoup à travers l’harmonie du violoncelle et de la batterie, accompagnés parfois par des sons ou des objets comme des clés ou des gros tambours.

De plus l’artiste, dessinateur Paul Bouteiller, réalise via du graphisme animé semblable à des grains de sable un clip maîtrisé et prenant. « A Travers Les Regards » est un disque fort et c’est indéniablement une première réussite pour une carrière qui ne demande qu’à grandir encore et encore dans les années à venir.

Leblanc Emeline 2L
Lycée Sainte-Marie, Beaucamps-Ligny

La Piéta


http://www.jesuislapieta.com/

Des chroniques lycéennes

Je Revendique d’être pris (prix) !
Présentons la Pietà : Le groupe la Pietà créé par Virginie Nourry, est né d’une idée de vouloir écrire un livre. Certaines de ses musiques sont donc des passages de son livre « La Pietà la moyenne à peine ». La Pietà est engagée pour plusieurs raisons : le groupe veut aider, car il organise des actions culturelles comme des ateliers d’écriture ou encore des événements avec des collèges et des lycées.

Analysons la musique. L’arme de la Pietà ce sont ses mots, son synthétiseur, beat maker et sa batterie. La musique ne varie pas trop sauf pendant les refrains. Quant à la voix, elle peut sembler artificielle, car on sent qu’elle est travaillée de manière numérique. C’est peut-être une façon pour elle de revendiquer le droit de ne pas chanter comme tout le monde.

La Pietà nous fait comprendre qu’il y a un sérieux problème avec les situations différentes qu’on n’accepte pas ou qui sont mal vues par les gens. Elle veut y remédier et faire bouger les choses avec sa rage, sa hargne, sa poésie, son slam et sa rugosité pour que l’on s’accepte aussi comme on est.

Martinez Tristan - 2STHR1


"La Piéta n’est pas là pour plaire, mais toujours pour déranger"

Après s’être retiré du monde de la musique suite à une expérience décevante, La Pietà se relance avec un nouveau pseudo. En effet, elle a d’abord chanté dans un groupe sous une identité qu’elle garde secrète. Cette expérience lui laisse un sentiment d’amertume. Plus tard, elle compose en secret et enregistre finalement un album sous le nom de La Pietà. Après avoir préservé son anonymat sous un masque de chat, La Pietà révèle son visage.

Dans une société qui instaure des règles exigeantes, sa chanson ‘’J’revendique’’ réclame ‘’le droit à l’échec, à l’erreur’’, à être différent de ce que la société valorise. La Pietà revendique le droit ‘’aux losers’’ car dans la vie il faut aussi des ‘’ratages’’. Elle ‘’réclame la flemme’’ ‘’dans un monde hyperactif’’ et demande le droit de se tromper, et de recommencer à zéro ‘’quand on s’est bien foirés’’. Cela correspond à son expérience personnelle de la vie.

La mélodie, répétitive, lancinante et dynamique nous obsède et reste en écho dans notre tête. Provocantes, les paroles sont directes et vont droit au but. Elles sont assez simples pour qu’on les comprenne mais assez complexes pour nous faire réfléchir. Le chant est d’abord rythmé et parlé, puis au refrain, devient plus chantant et mélodieux. Le tout sur un ton vindicatif.

Ce qui séduit dans ces paroles, c’est le réalisme accompagné d’une note d’espoir. C’est une chanson qui encourage la tolérance envers ceux qui ne rentrent pas dans la norme. La Pietà nous donne un sentiment de révolte et l’envie de revendiquer avec elle la liberté d’être soimême au risque de l’échec. Cependant l’espoir reste présent au travers du refrain qui revendique le droit d’être aimé malgré tout, et c’est peut-être le plus important.

Ondine HEIM, 2°I
Lycée Sainte-Marie-Beaucamps-Ligny


L’hymne à nos différences ! Une voix pour montrer la voie !

Entre rap, hip hop et rock, le rythme, régulier et court dans les couplets mais plus allongé, courbé, mélodique dans le refrain, nous emporte dans cette belle marche revendicatrice aux côtés de la Pietà, une chanteuse extravagante, authentique, originale et rassembleuse.

Dans un monde où la course à la réussite, aux sans-fautes, au succès s’impose, un monde qui étouffe avec le “politiquement correct” et sa vie aseptisée de tout défaut, pourtant propre à l’humain, la voix slamée, tatouée et engagée de cette femme libérée surgit comme une flamme de résistance de notre condition humaine. Elle nous invite, en effet, à assumer ce que nous sommes et nous aide à nous retrouver en considérant nos personnalités même imparfaites. La Pietà nous libère et nous montre la voie pour mieux vivre nos vies avec légèreté, sans pression sociale, et surtout sans trahir ce que l’on est.

Sensible et ouverte, elle défend avec franchise le droit d’être à contre-courant et nous pousse à accepter, à revendiquer même, ce que l’on pense et ce que l’on ressent même si nous n’entrons pas dans les bonnes conduites sociales ou les comportements idéaux. La liberté est omniprésente et s’affiche avec beaucoup de naturel grâce à un langage populaire, parfois cru qui ravive le caractère indomptable de la Pietà.

Elle a beau chanter à la première personne, son enthousiasme nous appelle et il est impossible de ne pas se reconnaître ! Si vos oreilles réclament un rythme entraînant, votre cœur un baume d’humanité, votre corps une envie de mouvement libérateur et expressif, ce titre vous comblera et vous transportera bien loin de notre quotidien monotone devenu orphelin de nos libertés fondamentales.

MATHÉA LEIGHTON 2°I
Lycée Sainte-Marie-Beaucamps-Ligny

Gaël Faye


https://www.gaelfaye-boutique.com/

Des chroniques lycéennes

Gaël Faye, une bouffée d’oxygène qui n’est pas de refus Sept ans après son dernier opus, Gaël Faye, auteur-compositeur franco-rwandais, revient avec un nouvel album intitulé Lundi Méchant. C’est en août 2020 qu’il en dévoile le premier titre « Respire ». On reconnaît des airs de Stromae : son style décalé, et les problèmes de tous les jours abordés par le texte. Mais Gaël Faye sait se distinguer de son camarade grâce au cocktail de slam et de rap, et au rythme enjoué de la chanson.

C’est de notre vie que nous parle Gaël Faye, du monde du travail, de l’actualité : « P’tit chef, grand bourreau », « Aux flashs infos : les crises, le chômage », « Courir après l’heure, les rames bondées ». La violence des paroles est allégée par la musique entrainante. Le refrain, quant à lui, est plus paisible et nous conseille de respirer comme solution à chaque problème… Mais Gaël casse sa propre routine en finissant avec « espère ». Le rythme de la chanson nous transporte à travers sa routine fade et étouffante : « Les écrans, le bruit, l’argent, les crédits ». Malgré cela, le pont situé vers la fin de la chanson marque une rupture, avec des inspirations et des expirations, avant de reprendre normalement jusqu’à la fin de la chanson.

Finalement, Gaël Faye nous parle de l’époque actuelle, de l’angoisse qui nous étreint, de l’impression d’être enfermé encore plus étouffante en cette période de confinement, mais surtout il nous parle d’espoir. Se poser. Respirer. Malgré les épreuves, la routine, le travail. Malgré les masques que la pandémie nous impose. Quoi de plus important ? Gaël Faye, une bouffée d’oxygène qui n’est pas de refus Sept ans après son dernier opus, Gaël Faye, auteur-compositeur franco-rwandais, revient avec un nouvel album intitulé Lundi Méchant. C’est en août 2020 qu’il en dévoile le premier titre « Respire ». On reconnaît des airs de Stromae : son style décalé, et les problèmes de tous les jours abordés par le texte.

Mais Gaël Faye sait se distinguer de son camarade grâce au cocktail de slam et de rap, et au rythme enjoué de la chanson. C’est de notre vie que nous parle Gaël Faye, du monde du travail, de l’actualité : « P’tit chef, grand bourreau », « Aux flashs infos : les crises, le chômage », « Courir après l’heure, les rames bondées ». La violence des paroles est allégée par la musique entrainante. Le refrain, quant à lui, est plus paisible et nous conseille de respirer comme solution à chaque problème… Mais Gaël casse sa propre routine en finissant avec « espère ». Le rythme de la chanson nous transporte à travers sa routine fade et étouffante : « Les écrans, le bruit, l’argent, les crédits ».

Malgré cela, le pont situé vers la fin de la chanson marque une rupture, avec des inspirations et des expirations, avant de reprendre normalement jusqu’à la fin de la chanson. Finalement, Gaël Faye nous parle de l’époque actuelle, de l’angoisse qui nous étreint, de l’impression d’être enfermé encore plus étouffante en cette période de confinement, mais surtout il nous parle d’espoir. Se poser. Respirer.Malgré les épreuves, la routine, le travail. Malgré les masques que la pandémie nous impose. Quoi de plus important ?

Chloé Merour et Juliette Willem / 2de A
Lycée Jules Hardouin Mansart (78)


"Respire’’ de Gaël Faye : nos souffles coupés

Gaël Faye, « virevolteur de mots plein d’amertume », comme il se décrit lui-même dans le titre A-France est auteur-compositeur-interprète franco-rwandais. Il est né le 6 août 1982, à Bujumbura, au Burundi, d’un père français et d’une mère rwandaise. À l’âge de 13 ans, il émigre en France, fuyant la guerre civile burundaise. À travers ses textes et sa musique il questionne sa propre expérience de vie en abordant les thèmes de l’exil, du métissage, de la domination et du génocide.

Son troisième album ‘’Lundi Méchant’’ est sorti en pleine pandémie, le 6 novembre 2020. Dans ‘’Respire’’ la deuxième chanson de cet album, on découvre une mélodie semant des respirations tel des battements d’un cœur sujet à l’anxiété, illustrant le rythme de nos vies trop pressées. Avec son caractère martelé, franc, et pourtant serein, la mélodie a le don de nous envoûter tel un chant de sirène et favorise l’imprégnation de celle-ci et des paroles dans nos têtes. Certes, le texte joue un rôle plus important, mais c’est la musique haletante qui nous accroche dès la première seconde. Dans ses paroles, il décrit les jours qui se ressemblent et qui passent. Ce sentiment, dont nous sommes tous sujets, nous donne l’impression de simplement exister, sans vraiment vivre. Le refrain, quant à lui, offre une solution à ce sentiment‘’Respire”, et “espère’’.

Cette chanson certifie le talent reconnu, mais qui mériterait d’accroître, de ce chanteur. Comme l’auteur Vicki Corona l’exprime dans ‘’Danses Folkloriques des Philippines’’, ‘’rappelez-vous que la vie ne se mesure pas au nombre de respirations que nous prenons, mais aux moments qui nous coupent le souffle’’ ! En effet, le talent de Gaël Faye est à couper le souffle, et chaque moment de la chanson est mémorable.

Intissar EL MORCHID 3e4
Lycée Victor Hugo Marrakech


Respirer pour espérer
À l’heure où nous devons tous porter le masque, Gaël Faye est à contre-courant : il nous demande de respirer profondément. L’artiste, né au Burundi, un petit pays d’Afrique, est arrivé en France en 1982, à l’âge de 13 ans. Sa passion pour la musique, et plus particulièrement le rap et le hip-hop, lui est venue à l’adolescence.

Après un premier album en 2014, il revient avec un deuxième album solo intitulé Lundi Méchant, sorti en novembre 2020, avec 14 titres. Respire sort le 26 août. La chanson dévoile une conception dystopique de la société mais qui devient de plus en plus réaliste : « Aux flash d’infos, les crises, le chômage, la fonte des glaces, les particules fines ». L’artiste nous montre que la vie à notre époque est répétitive et stressante à cause du travail ; il en vient donc à critiquer le capitalisme : « la vie c’est l’usine », « la vie c’est robot ».

La chanson est écrite a la deuxième personne : Faye s’adresse donc à nous, il nous encourage à ne pas perdre espoir. Si le verbe du titre est répété tout le long de la chanson, c’est justement pour cela : « Quand rien n’est facile respire », « Même si tu te perds respire »… à la fin, il nous conseille d’espérer quand respirer n’a aucun effet : « Et si tout empire espère ». Le refrain prend un autre sens avec la pandémie où il devient difficile de respirer avec un masque !
Mais même si l’album de manière générale, tout comme cette chanson, n’est pas gai, il nous reste à garder espoir.

Théo Feisthauer / 2de A
Lycée Jules Hardouin Mansart (78)

Victoria Delarozière


https://www.victoriadelaroziere.com/

Des chroniques lycéennes

Une nouvelle lueur d’espoir ?

Sorti, le 26 novembre 2020, la chanson Poison de Victoria Delarozière et de Jo Zeugma apporte un contraste avec la situation actuelle. Elle nous invite à entrer dans leur univers et nous replonge dans le monde d’avant. L’œuvre raconte avec émotion une histoire d’amour d’un autre temps, où il n’y avait pas encore de distanciation et de gestes barrières. Les deux artistes ont tous les deux grandi avec la musique. Victoria Delarozière a vécu en Chine et au Chili avant de venir en France, elle a joué dans plusieurs compagnies.

Jo Zeugma a fait une école de musique et participera par la suite à de nombreux projets.Après l’avoir écoutée, nous pouvons témoigner de la qualité de production, le son est bon et agréable. L’arrangement proposé par les artistes met en valeur l’orchestre qui accompagne la voix. Nous retrouvons notamment une basse, une guitare électrique, un piano et quelques percussions qui produisent un certain mélange entre jazz, rock et salsa. Pour les paroles, les deux musiciens ont décidé d’utiliser des rimes plates créant un accord entre la musique et la voix. Les auteurs décrivent leur production comme une chanson française à texte. Elle en est l’exemple, les paroles qui riment nous font penser à un poème et le texte nous plonge dans un un profond sentimentalisme.

En l’écoutant de nouveau, un thème mélancolique nous apparaît. Il nous plonge dans une histoire que la voix nous raconte et nous fait vivre. Comme peu le faire un roman. Nous sommes peu à peu captivés par cette voix qui même en changeant de timbre reste toujours juste. Nous voyons qu’en ajoutant l’instrumental en complément à la voix, les artistes ont pu créer un envoûtement et ces deux parties se complètent entièrement. Nous aurions du mal à ressentir la même chose si l’une ou l’autre n’étaient pas présentes.

Nous remarquons aussi que l’orchestre qui accompagne la chanteuse joue merveilleusement bien, cela nous permet donc de profiter pleinement de leur production. La chanson a un tempo assez lent, qui varie en fonction de l’avancement de l’histoire, il accélère par exemple quand elle lui demande une « danse » et au fur et à mesure de l’œuvre. Ces fluctuations permettent d’apporter du rythme à l’œuvre et la rendent plus vivante.

En ajoutant l’affiche, nous pouvons imaginer le scénario décrit par la chanson. Les musiciens sont représentés comme dans un cabaret des années folles, avec notamment les couleurs choisies, les tenues et la mise en scène. Les graphismes utilisés pour l’illustration nous font penser à un ancien album vinyle rappelant de nouveau le contraste avec l’ambiance de l’œuvre et son époque de parution où tout semble se digitaliser. Nous comprenons avec cette image, que l’orchestre a une place majeure dans cette chanson, puisqu’il possède sa partie de l’affiche, contrairement à certaines musiques actuelles où les véritables instruments sont souvent délaissés.

Nous remarquons donc que par rapport aux autres œuvres de la playlist « chronique lycéenne » celle-ci se distingue, surtout avec l’illustration qui la met en avant. Pour finir, nous pouvons dire que cette chanson nous permet d’oublier et voyager. Elle nous emmène hors de notre routine quotidienne et nous fait ressentir des choses. La mélodie envoûtante et la voix de Victoria Delarozière font ressortir cette mélancolie qui nous touche ainsi que l’amour, la colère et la tristesse que rencontrent les personnages de cette histoire. La puissance des mots retranscrit le déclin de leur relation. Nous pouvons aussi rajouter que son style ancien nous fait redécouvrir les vieilles chansons que pouvaient écouter nos parents et grands-parents et nous rappelle de nombreux souvenirs.

Solène FACHE
Lycée des Pierres Vives Carrières-sur-Seine Académie de Versailles


Victoria Delarozière ou le remède au poison.

Une voix ensorcelante, un charme fou ; la jeune chanteuse Victoria Delarozière conquis à l’aide de son album « Chansons cousues à vif » et revient en force avec son nouveau titre « poison » extrait de l’album « Fusible » réalisé en collaboration avec un musicien de génie Jo Zeugma.

Grande voyageuse dans l’âme, son répertoire a le goût d’épices collectés au fil de ses nombreuses découvertes et cela se reflète dans ses chansons. L’amour, les excès, la folie mais aussi le féminisme teinte toujours sa plume et nous « accorde […] une danse ». Sa voix chantée presque parlée, nous fait doucement suivre le déroulement de sa vie, le temps d’une chanson. Elle la met en scène à l’aide d’un duel passionnel, voire même charnel, où l’amour et la haine sont en opposition car elle est son « poison ».

Son clip diffusé en noir et blanc devient alors haut en couleur. Cette rengaine entraînante est d’ailleurs digne d’une ambiance de western-spaghetti du regretté Ennio Morricone. D’inspiration mexicaine, la caravane et les combats de boxe nous entraînent encore plus profondément dans l’univers de cette grande auteure-compositrice.

Ses chansons qu’elle interprète avec un air mutin et quelque peu désinvolte, apportent des frissons dès la première écoute et nous donnent l’envie irrépressible de l’entendre à nouveau.
Elle est loin d’être « muette » et guérira avec sa douce voix tous vos maux. Il est donc impossible de « banni[r] [s]on prénom » car elle a un vrai don pour écrire des chansons.

Hensel Emy 2L
Lycée Sainte-Marie, Beaucamps-Ligny

Yoanna


http://www.yoanna.fr/

Des chroniques lycéennes

POUR LES FEMMES

Un caractère explosif associé à une effroyable envie de bousculer les normes établies par la société, c’est ce que fait résonner la voix grave de Yoanna. Pour cette jeune auteurecompositrice-interprète, l’écriture a un effet libérateur qui lui permet d’affirmer de façon rebelle ses idées. Native de Suisse, Yoanna quitte le pays à 16 ans afin de se consacrer librement à la musique.

Elle lève une première fois le poing en 2009 avec son album « Moi Bordel » dans lequel elle n’hésite pas à aborder des sujets intangibles. Cependant, son album « Princesse » composé en 2015 ne connut pas la même effervescence.
En 2017, le lancement du mouvement #metoo réveille la flamme de la guerrière. En effet, la libération de la parole des femmes inspire Yoanna. Féministe engagée, la dénonciation du nombre abject d’agressions sexuelles vont faire naître en elle une rage indécente. C’est de cette rage qu’émerge l’album « 2e sexe » constitué de 14 titres. Ce disque révélateur expose une féroce franchise et une vision tranchée sur la condition des femmes.

Toujours accompagnée de son fidèle accordéon, elle énonce les attentes que la société a des femmes dans son morceau « Pour une femme ». Le refrain met en lumière un monde gangréné par les stéréotypes : « Retourne donc dans ta cuisine faire des gâteaux pour tes copines ». Ce monde est le nôtre. Quoi qu’elles fassent, les femmes sont rabaissées et harcelées, c’est l’atroce réalité.

A travers ce morceau, Yoanna manifeste donc sa colère. C’est un cri, un cri de révolte. Les femmes n’ont pas à rentrer dans un cadre bien rangé. Les femmes se doivent d’être libres au même titre que les hommes. Figure emblématique du mouvement féministe, Yoanna continue de se battre pour défendre les valeurs qui lui sont chères

Florine PICHEREAU, 2L
Lycée Sainte-Marie, Beaucamps-Ligny


YOANNA, LE PHENOMENE FEMINISTE FRANÇAIS

C’est du vrai, de l’authentique, de la sincérité, et une grande « gueule » pour défendre ses idées. Yoanna est de retour pour un troisième album. « 2e sexe » débarque avec tumulte dans le paysage de la chanson francophone, avec toujours son instrument fétiche et compagnon de composition : l’accordéon. Il est à la fois omniprésent et méconnaissable donnant à ses morceaux une tonalité très urbaine. L’auteure-compositrice et interprète débarquée à 23 ans, pose ses mélodies sur des mots où la colère affleure en permanence.

Son écriture est très « instinctive » au départ « presqu’animale », idem pour la composition de ses morceaux. Malgré son premier album « Princesse », qui « n’a pas fonctionné » la jeune artiste revient en mode guerrière (sur la pochette de son dernier opus) en se lançant dans une escapade mondiale de la chanson pour enfants, avec enthousiasme, et, toujours, avec ce sens inné du contre-pied.
La jeune Suissesse, n’a pas attendu la libération de la parole des femmes pour balancer la sienne sans détours. Prenez garde, elle a des yeux aiguisés comme des couteaux lorsqu’elle regarde ses contemporains !

Tout au long de ses titres marquants, se dessine en réalité l’histoire de sa vie : une envie de se battre, de se révolter pour un monde empli de « projets » visant à rétablir une égalité homme-femme. C’est ainsi, qu’à travers son œuvre « pour une femme » sortie en 2019, elle dénonce les stéréotypes que subissent les femmes durant leur vie : « retourne donc dans ta cuisine », mais également « occupe-toi donc de ton corps, essaie donc de faire un petit effort ».
Un franc-chanter à retrouver et à écouter sur son dernier album, « 2e sexe ».

LAMPIN-Camille-2L
Lycée Sainte-Marie, Beaucamps-Ligny


Une découverte passionnante

Dès le premier coup d’œil sur la pochette de l’album, le ton est donné. Sobrement intitulé « 2e sexe » en référence au célèbre essai de Simone de Beauvoir, c’est une véritable guerre que livre la chanteuse à la société. Elle apparait d’ailleurs en guerrière sur la pochette, visage peint, regard pénétrant et une allumette à la main, comme une mise en garde. C’est ainsi qu’elle apparait dans le clip de Pour une femme, une remise en question retentissante de la place de la femme dans la société.

Yoanna nous livre ce titre comme un combat contre les carcans imposés à la femme et le sexisme normalisé. La chanteuse choisit de se mettre dans la peau d’un misogyne, ce qui ne fait que rendre son message encore plus percutant. Une voix robotique énumère ce qui pourraient sembler être des compliments, et soudain…
« pour une femme ». Comme un coup de fusil, cette phrase à laquelle bon nombre de femmes doivent faire face quoi qu’elles accomplissent. Une grêle de remarques sexistes s’abat alors.

La femme a beau travailler autant qu’un homme, avoir autant voire plus de qualités, on la renvoie à son physique, à son prétendu rôle de mère et d’épouse, censé être sa seule fonction. Le clip, en opposition totale au texte, montre une femme forte, qui se bat et ne se laisse pas faire.
Yoanna nous le dit clairement : elle n’est pas là pour être belle, pour plaire. Elle ne fera pas d’efforts pour devenir le stéréotype de la femme docile. Yoanna n’est pas une femme, c’est une guerrière.

Mahieu Clément 2L
Lycée Sainte-Marie, Beaucamps-Ligny

Tom Poisson


http://www.tompoisson.fr/

Des chroniques lycéennes

C’est après deux ans d’excursion que Tom Poisson nous sort son album soigneusement fignolé Se passer des visages. Ses dix petits bijoux appartiennent à l’univers de la « chanson pop » ou de « l’easy listening ». En 2020 Tom Poisson a fait un car-thon avec ce nouvel album sorti après seize ans de carrière en solo. Non que Tom Poisson fût plongé dans les abysses, mais la personnalité de l’artiste refait surface avec des airs assez nouveaux, notamment « Se passer des visages », le titre qui nous intéresse aujourd’hui.

Le thème abordé ici est le drame des migrants. Avec des phrases courtes mais intenses, Tom Poisson joue en équilibre sur les cordes de sa guitare. Tout en faisant vibrer ses cordes vocales, le chanteur utilise l’image des oies sauvages pour montrer sa prise de conscience sur les longs, fatigants et dangereux voyages que parcourent les migrants au départ de l’Afrique. Par exemple cette métaphore « Léger comme les nuages, la plume des oies sauvages » qui symbolise le fait que les migrants voyagent « léger » ou bien celle-ci « Transpercé, déshabillé, Sans boussole » qui montre l’état d’un migrant durant son voyage.

Ce qui fait toute son originalité, selon nous, ce ne sont pas uniquement ses paroles discrètement touchantes ou encore son instrumentation calme, accompagnée de quelques percussions, mais plutôt son interprétation des ces paroles : Tom Poisson insiste avec justesse sur les mots qu’il chante, et l’intonation étant en accord avec la musique donne un vrai plus à sa chanson. Ces paroles, qu’il chante sur une harmonie légère comme l’écume, prouve bel et bien que Tom Poisson a créé ce titre de qualité avec toute sa passion.

Mathéo Chabla, Clément Decarpentrie et Thomas Fortini / 2de B
Lycée Jules Hardouin Mansart (78)


Tom Poisson , un artiste qui baigne dans la musique.

Maillot de bain obligatoire pour découvrir un artiste incontournable de la chanson française : Tom Poisson. Impossible donc de résister à cette plongée dans son univers musical.

Jean-Michel Couegnas, alias Tom Poisson, apparaît comme un des artistes incontournables de cette période de confinement où les musiciens sont réduits au silence. Un chanteur parmi tant d’autres, mais qui émerge pourtant parmi le banc des révélations de ces dernières années et qui fait figure de proue. Il est auteur compositeur interprète, et du haut de ses 35 ans, a déjà une grande expérience scénique et musicale. Il a plus de 16 ans de carrière solo depuis son premier album en 2004.

En effet, il fait ses débuts en 2000 avec un groupe nommé “Arnoulph” avec lequel il remporte le tremplin MCM Session, une émission qui lui permet d’entrer dans le vaste océan de la musique. En tant que comédien-chanteur, il a participé à des créations dans plusieurs compagnies comme la “Troupe de Phœnix” ou encore la compagnie “Des-Équilibres”. Musicien accompli, il a collaboré avec de nombreux artistes : Ale+Ale ou bien Jean-Marc Pelatan, et dans son album « Riches millions » paru en 2007 chez Naïve, il travaille en duo avec Alexandre Léauthaud pour écrire et composer. Artiste éclectique, il écrit un conte musical pour les enfants : « L’homme qui rêvait d’être une girafe ».

Sa plume esquisse de nombreux sujets aussi variés qu’engagés tels que l’autisme, le mutisme, la différence, la force de l’art et la volonté de se surpasser. Dans son nouvel album, il réussit à créer une passerelle entre écriture, chanson, mise en scène, vidéo. Cette expérience le décomplexe et le pousse à écrire « Heureux comme les cerfs-volants » qui comporte un bouquet d’une douzaine de chansons et une nouvelle de 35 pages. En 2016, assoiffé d’espaces, il se remet à flot et part en tournée avec un nouveau spectacle « Des étoiles et des idiots ».

Toujours soucieux de partir à la conquête de nouveaux horizons, il s’embarque dans l’écriture d’un nouveau spectacle qui se nomme “2+1” ( 2 guitares plus 1 chanteur), conçu en semi acoustique en duo avec Paul Roman qui prendra finalement la forme d’un nouvel album intitulé « Se passer des visages », publié en 2020. Le point commun entre toutes ces créations ? Une constante dimension poétique qui s’incarne dans ses clips ou ses textes. Cet Artiste avec un grand A s’implique énormément dans la création de ses chansons, exprimant ses émotions à travers des textes humoristiques en surface, mais souvent d’une grande profondeur, évoquant des thèmes de société ou une inspiration variée.

« Se passer des visages » marque toutefois une nouvelle respiration dans la discographie de Tom Poisson qui change de registre et trouve son style nouveau. Sa voix douce vogue sur la musicalité des mots, mis en valeur par un accompagnement de guitare acoustique, percussions et quelques effets aux claviers qui apportent énergie et profondeur. Cette chanson marque par sa simplicité apparente : le chanteur expose ses sentiments avec sincérité, il cherche à s’évader dans la nature, le voyage, décrivant des paysages variés habités par l’immensité de la mer ou la légèreté des oiseaux.

Ce morceau, aux sonorités folk teintées de pop, apparaît de toute évidence comme l’aboutissement d’une longue expérience dans la musique avec un artiste qui maîtrise son style, sa voix et sa guitare, et qui envoûte son public. “Se passer des visages” éclaire la personnalité de l’artiste d’un halo assez nouveau. Il y imprime une sensibilité galvanisante avec une mélodies qui arborent une simplicité, une épure qui séduit d’emblée.

Créatif et insaisissable, Tom Poisson s’impose aujourd’hui au-devant de la scène musicale française, bien loin des filets de la musique commerciale.

GRUSS Joseph
Lycée Charles le Chauve – Roissy-en-Brie

Stéphane Cadé


https://stephanecade.com/

Des chroniques lycéennes

Stéphane Cadé-La K7

Cette chanson de Stéphane Cadé est un mélange bien arrangé de nostalgie et d’humour sur les stéréotypes des jeunes à travers les époques. L’auteur reprend dans ses paroles et notamment dans son refrain la norme de sa jeunesse dans le divertissement et la musique. Il raconte les modes qu’il a connues quand il avait l’âge d’un lycéen.

La musique accompagnant les paroles, centrales est répétitive et cherche à se faire oublier, les accords de guitare basiques nous montrent que la chanson est axée sur le texte et cherche à raconter une histoire.

Les paroles des couplets suivent une progression dans le temps, ce qui se vérifie dans le dernier couplet lorsque l’auteur compare les Walkman aux airpods. Les paroles comme la musique sont simples, cela peut être vu comme une faiblesse contrebalancée par l’émotion centrale de la chanson, la nostalgie. En effet pour un public ayant vécu cette période, cela peut leur rappeler de bons souvenirs et par conséquent leur faire apprécier cette musique.

Cette musique nous fait donc ressentir de belles émotions, mais c’est là sa seule force, l’accompagnement se révèle simpliste et bateau. Le bilan au sujet de cette chanson reste positif car c’est une chanson à texte, que nous écoutons pour sa belle histoire.

Arthur GOYETTE de 2nde 2 du lycée « les Pierres Vives » (Carrières-sur-Seine)


Les souvenirs de Stéphane Cadé

Il débute en apprenant la guitare et en écrivant ses premiers titres à l’âge de 17 ans puis commence à faire les petites salles parisiennes. Il fit partie du célèbre cabaret parisien Le Limonaire. Stéphane Cadé 49 ans est un auteur-compositeur-interprète qui commence la chanson en 1995. Il se fait remarquer par Allain Leprest dont il fait la première partie ainsi que La Rue Kétanou, Dikès…

Il sort ensuite son premier album Voix Off en 2003 puis quatre autres : Série Rose en 2006, Cityrama en 2009, Rêve + Rêve = Réalité en 2016 et son dernier Pas ce que tu crois en 2020. Fraicheur, spontanéité et exil dans un petit studio dans le sud de la Norvège et vous obtiendrez « une toile peinte à la volée », son dernier album Pas ce que tu crois labélisé par Le Furieux Music est sa dernière création de 11 titres : Kvernevik, La K7, Océan, Hacker…

Nous montre ses sentiments tantôt sombres et désenchantés, tantôt apaisés et doux ou encore nostalgique avec son titre La K7.
Dans ce titre, il se remémore les artistes en chantant mélancoliquement ses années d’adolescence caractérisant son époque, remplacée aujourd’hui comme le groupe Dépêche mode ou le chanteur « Jean Jacques Goldman » qu’il écoutait dans son « walkman » mais qui est aujourd’hui remplacé par les « Airpods ».

Et même si les artistes changent, les préoccupations des jeunes n’ont pas beaucoup changé comme les bégaiements des premiers « je t’aime » ou encore les « complexes » dont les adolescents souffrent.

Stéphane Cadé veut nous partager l’univers de son adolescence et nous montrer que le temps peut passer mais ce sont toujours les mêmes problèmes à travers les époques mais dont la chanson redonne du baume au cœur dans ce contexte déprimant pour tous les jeunes de cette époque.

Gosselin Pierre-Alexandre 2L Lycée Sainte-Marie, Beaucamps-Ligny


Nostalgie d’antan

Avec son titre la « K7 » Stéphane Cadé nous fait retomber en adolescence, aux années de collège et de lycée. Stéphane Cadé est un auteur compositeur-interprète français pas très connu. Son titre la « K7 » évoque sa jeunesse et tout ce qui l’a bercé durant cette période comme la musique des groupes « Dépêche mode ou U2 »
C’est un titre assez nostalgique, mélancolique, avec une mélodie composée à l’ordinateur et une suite d’accords joués à la guitare faisant penser à un style plutôt reggae.

Stéphane Cadé écrit des paroles chantée avec un voix douce qui berce sur la mélodie. Cette façon de chanter arrive à nous transporter dans ses anciens souvenirs les plus nostalgiques et nous fait rêver, emportés par nos propres souvenirs. Mais cette chanson ne fait pas que référence au bon vieux temps car les adolescents n’ont pas totalement changé, ils gardent leurs rendez-vous après les cours et leurs sorties au bowling ou au cinéma.

Dans le dernier couplet Stéphane Cadé nous fait quand même comprendre que les temps changent en disant : « C’est à toi maintenant » ou encore « la mode n’est plus la même ». Grâce à son titre, on peut comprendre que les mentalités et les technologies évoluent, les cassettes étaient utilisées dans « les années 80 », puis elles ont cédé leurs place aux MP3 et ainsi de suite.

J’ai découvert un artiste sublime qui est en pleine nostalgie ! Dans sa chanson il rend hommage aux artistes de sa jeunesse comme JeanJacques Goldman ou Dépêche mode. Son style un peu reggae nous attire, accompagné de toute sa vie et de ses anciens souvenirs : « Ah le bon vieux temps ! »

Tom Jarjat, seconde 9, Lycée Jean Moulin de Pézenas

Lou-Adrianne Cassidy


https://www.louadrianecassidy.com/

Des chroniques lycéennes

A quelle poésie rime la vie ? Voilà une façon de formuler autrement une question courante : « Qu’est-ce que la vie ? » Tout comme n’importe quel futur adulte, Lou-Adrianne Cassidy s’est elle aussi penchée sur cette interrogation en la mettant en chanson. Cette autrice-compositrice-interprète québéquoise, au confluent de la pop-rock et de la chanson française, propose un voyage au cœur de ses propres réflexions, et en musique !

A 23 ans, Lou-Adrianne Cassidy se démarque par sa maturité ainsi que par son style musical. Elle a grandi dans une famille d’artistes, sa mère qui était chanteuse à Québec lui a transmis le goût de la chanson française (comme Jacques Brel ou Barbara). A l’adolescence, la pop et le répertoire québéquois s’ajoutent à ces prédilections. Ainsi la jeune femme a-t-elle fait « un mélange de tout ça ». Du jazz à la pop-rock, sa musique est douce et puissante. Dans cette dualité s’introduisent de très beaux textes, tout en transparence.

Avant de se lancer pleinement dans sa carrière d’artiste, Lou-Adrianne Cassidy fréquente les programmes d’artétudes dans la ville de Québec. Rapidement, la chanteuse va se créer une expérience considérable. Elle participe à plusieurs concours dont le programme télévisé canadien : « la voix » avec 2 681 000 téléspectateurs. Elle sera finaliste dans plusieurs festivals de musique, ainsi que lors de la troisième édition des Francouverts à Montréal, où elle a remporté le prix parole et musique avec son succès : « ça va ça va ». Lou-Adrianne Cassidy sort son premier album en février 2019, intitulé « c’est la fin du monde à tous les jours » en écho à sa « tendance à tout dramatiser ».

Croyant au travail d’interprète et à la collaboration, elle se fait épauler par plusieurs musiciens et auteurs-compositeurs. En fin de compte, la majorité de ses pièces provient de sa plume. La jeune artiste travaille principalement sur le thème de l’amour, avec une façon différente de le voir. Dans son single « ça va ça va », l’amour est étroitement corrélé au développement de soi. Cette chanson sera nominée au prix de la chanson de la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SOCAN) en 2018.

En 2017, Lou-Adrianne ainsi que le compositeur Philémon Cimon créent la chanson « ça va ça va », une œuvre forte en émotions et riche en texte. La chanson aborde le passage à l’âge adulte, l’envie de réussir dans l’inconnu de la vie. Souvent à l’adolescence on garde pour soi ses doutes, d’où le titre de la chanson : réponse habituelle à un simple « ça va ? ». Naturellement le texte comporte principalement des questions sans résolution qui traversent l’esprit d’un jeune : « c’est quoi la vie ? que faire sans mes amis ? Vais-je tout perdre ? Que faire de ma vie ? », mais aussi des envies comme « aimer, un bébé, donner ».

L’interprète s’adresse à quelqu’un d’absent qui ne lui répond pas. Dans le vertige du passage à l’âge adulte, ces questions insolubles s’adressent en réalité à nous même sur ce que l’on devrait être ou ce que l’on devrait faire de nos vies. Les thèmes de la maternité, de la relation amoureuse, de la carrière professionnelle sont évoqués. Ici la chanteuse dépose ses angoisses personnelles ou bien la pression qu’elle se met à atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés. On peut définir ce texte par un genre de gradation poétique. Les paroles sont écrites en heptasyllabes et octosyllabes comportant des rimes plates ou croisées. Des métaphores qui allègent et embellissent ce tourment difficile.

On peut comparer ce texte aux poésies de Clément Marot, un poète du 15e siècle. Dans son recueil « l’adolescence clémentine » qui évoque la jeunesse, certains écrits sont en octosyllabes (huitains).
La musique d’accompagnement est en symbiose avec le texte. Une guitare acoustique calme et répétitive accompagne en premier temps questionnement sur les sentiments, les relations, puis au fur et à mesure que les paroles du texte gagnent en puissance, la musique suit.

La chanteuse double sa voix, et batterie ainsi que piano s’imposent avec une guitare électrique. Les instruments de rock donnent une couleur pop très énergique. L’assemblage d’instruments modernes et plus classiques enrichit la tessiture et la diversité du morceau. Le lien entre la musique et le texte est fort. Lorsque la chanteuse évoque le manque, le silence est intégré à la musique. Apaisante, cette chanson fait profiter de l’aspect harmonique avec cet accompagnement recherché, puis mélodique avec le timbre chaleureux de la voix d’alto de Lou-Adrianne Cassidy qui rappelle celui de la chanteuse Barbara dans les années 70.

Cette chanson touche au plus intime de chacun. C’est très contradictoire mais dans « ça va ça va », les questions ne sont pas résolues. Tout comme chacun grandit différemment, chacun les résout à sa manière. On met beaucoup la pression à trouver un sens à sa vie ou à la rendre parfaite, dans l’intention de renvoyer une certaine image… Cette œuvre donne espoir car il ne faut pas lâcher. En effet on grandit en perdant des choses cependant on en gagne d’autres. Répondre à « c’est quoi la vie ? » est impossible.

Il faut trouver son propre sens de la vie.
« Ça va ça va » nous fait découvrir une artiste différente de ceux de sa génération. Sa conscience du texte et la singularité troublante de sa voix expriment un style recherché, profond et sincère, accessible et ouvert à tout auditeur, dans une chanson très touchante.

BOLDU Kiara 2nde 4


LOU-ADRIANE CASSIDY NOUS FAIT ALLER DE L’AVANT

« Des chansons qui me font vaciller, qui me donnent envie de crier les paroles à tuetête tout comme des chansons qui donnent des frissons tellement les mélodies sont belles. » Voilà ce que l’on nous dit du premier album de la jeune québécoise de 22 ans. Lou-Adriane Cassidy chanteuse, auteure-compositrice et interprète cartonne avec son premier album « C’est la fin du monde à tous les jours ! », sorti en 2019.

Ça va, Ça va ayant été écrit par Philémon Cimon en octobre 2017 est un morceau qui a touché le cœur de beaucoup de monde. Effectivement, cette chanson est une mer d’émotion. Elle est à la fois si puissante et apporte tellement de sérénité que vous en apprécierez davantage son interprétation. Celle-ci par Lou-Adriane en est d’autant plus touchante et apporte de la tendresse grâce au registre de sa voix qui est très étendu. Accompagnée de guitares, d’une batterie et d’un clavier, elle nous offre un son entraînant et entêtant. Le texte de Philémon Cimon complète la mélodie avec beaucoup de mélancolie.

La répétition des questions brèves comme « C’est quoi la vie ? » ou encore « Alors c’est quoi ? » nous fait beaucoup réfléchir sur le sens de la vie. Tout au long de la chanson Lou-Adriane nous parle de sa solitude et de sa peur de ne rien laisser derrière elle. Elle « voudrait juste aimer et donner » …

« Lâche juste pas », on pourrait traduire cette phrase par les simples mots Je ne suis pas lâche et la phrase « Fais toi en pas » pourrait dire Ne t’en fais pas. Le message que l’on pourrait retenir de ces phrases est que Tu n’es pas lâche et que tu ne dois pas t’en faire. Ce refrain donne un espoir qui n’est pas « mort » et permet d’aller de l’avant.

Leçon à retenir.

Bollinger-Juliette-Seconde L
Lycée Sainte-Marie, Beaucamps-Ligny


En cette période de pandémie mondiale, nous devons tous relativiser, garder le moral, ne pas baisser les bras. L’œuvre de Lou-Adriane Cassidy intitulée « ça va ça va » contribue à la réalisation de ces objectifs. En effet, elle mélange différents styles tel que la pop, la folk, le rock et la chanson française. Cela permet d’offrir au public une variété de genres bien diversifiés.

Lou-Adriane Cassidy est une auteure, compositrice et interprète aujourd’hui âgée de 24 ans, elle est née au Québec et sort son premier album en février 2019, intitulé « C’est la fin du monde à tous les jours ». A la sortie de celui-ci, la jeune Lou-Adriane connaît son premier succès. Effectivement, elle fut présélectionnée pour le prix de la chanson SOCAN ( la société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) de l’année 2020. Puis, grâce à son interprétation de la chanson « ça va ça va », elle se fait nominer au prix de la chanson SOCAN en 2018.
« ça va ça va » mérite son prix,tant, l’entrelacement de chaque parole et de toutes ces différentes mélodies entre en harmonie totale avec le timbre de voix de la chanteuse, grave, rauque mais plein de miel.

Les paroles de cette œuvre sont à la fois très profondes et philosophiques, touchant notre sensibilité, et obscures voire mystérieuses : « comme les parents d’mes parents qui ont pleuré en m’accouchant, comme les enfants d’mes enfants qui sont mort-nés en m’accouchant ». Mais grâce à cela, nous pouvons auto-interpréter, en quelque sorte, le sens même de la chanson, trouver une signification très différente de celle d’origine voulant être transmise (ou non) par l’auteur au public.
Lou-Adriane évoque, dans sa chanson, l’espérance et elle se pose des questions à propos de sa vie et de ce quelle a envie d’en faire, « si je fais rien de ma vie, c’est quoi la vie ».

Les paroles sont d’une simplicité trompeuse, si simples à la première écoute qu’elles en deviennent encore plus complexes par leur sens caché, et l’omniprésence des rimes permet justement de simplifier le lexique, donnant au texte toute sa délicatesse et sa fluidité.Pop, rock, folk : le mélange de toutes ces influences musicales forme un ensemble audacieux mais concluant et très attachant.
Pour conclure, cette jeune femme fait ses débuts dans la musique et réussit à convaincre le public, elle obtient des prix.

Elle réussit également à interpréter plusieurs styles de musiques, tirant de chacun le meilleur et créant un univers harmonieux. Les paroles de cette chanson sont mystérieuses et abstraites, on peut donc les interpréter à notre façon. Enfin, on adore le timbre vocal de la jeune chanteuse, aussi empreint de mystère et d’une profondeur sans fin que ses paroles...

Hélène Denier, 2nd4
Lycée Guez de Balzac Angoulême


Ça va Ça va, nominée au Prix de la Chanson SOCAN en 2018 fait un carton !!

Lou-Adriane Cassidy est une chanteuse, auteure-compositeur, interprète Québécoise. Elle a à son actif un album sorti en 2019 intitulé C’est la fin du monde à tous les jours. Elle a participé à la saison 4 de La Voix en 2016 ainsi qu’à plusieurs concours comme le Prix de la Chanson SOCAN, qu’elle a remporté en 2018. La chanson dont nous allons parler aujourd’hui se nomme ça va ça va et elle est sortie en 2017 sous forme d’un « single ».

La chanson aborde l’ensemble des « diktat » et pressions imposés par la société aux femmes. Les couplets sont construits selon une logique de questions réponses mais ces dernières ne changent pas beaucoup : « Alors c’est quoi, alors c’est quoi » /« Ça va ça va », ce qui crée une anaphore. Elle nous communique, avec des paroles touchantes, son ressenti à travers des formules anxieuses :« Et si je n’ai pas d’enfant » ou encore : « Et si je n’ai pas d’amant », mais elle donne aussi comme un message d’espoir : « Lâche juste pas Fais-toi en pas ». En revanche, elle utilise le dernier couplet pour formuler des souhaits. Ces derniers marquent une contradiction avec le reste de la chanson.

En effet, dans la société actuelle, une femme seule et sans enfant, que ce soit par choix ou non, ayant une trentaine d’années est mal perçue. Il y a cet idéal de vie que nous sommes tous censés atteindre au détriment, parfois, de nos envies ou de notre bonheur. LouAdriane étant une femme dans la vingtaine, qui inévitablement se rapproche peu à peu de ces attentes dictées par notre société et se sent alors dépendre du regard des autres qui vont l’enfermer dans un cadre de vie stressant. Elle va donc dénoncer ces pressions dans une chanson douce mais aux paroles poignantes.

Celle-ci commence par les accords de guitare en arpège qui accompagnent le chant du premier couplet et du premier refrain. Le début du couplet deux est marqué par des accords au piano qui servent à accentuer les paroles. Après cela, la musique devient très rythmée par la basse et les percussions qui s’additionnent aux second couplet et refrain. À la fin du second refrain, la chanteuse effectue des vocalises « Ouh-ouh-ouh-ouh-ouh-ouh-ouh-ouh » ce qui donne un côté léger à la production. Le couplet trois est en contraste avec le deuxième et le refrain, qui sont rythmés et en tutti, car on retrouve les accords arpégés du début.

On peut ensuite entendre la voix seule qui va introduire le refrain trois. La coda de la chanson est introduit en crescendo d’instruments mais aussi de volume : guitare seule puis basse, puis tutti et enfin les vocalises. La chanson étant mélancolique depuis le début à cause des paroles profondes, la fin nous donne comme une sensation d’espoir et de renouveau.

Cette chanson fait donc réfléchir la jeune génération qui ne devrait pas avoir à grandir dans cet environnement toxique ni faire subir ces pressions autour d’eux. Lou-Adriane mérite donc bien son prix dont la notoriété pourrait permettre à sa chanson d’être plus écoutée. Beaucoup de femmes souhaiteraient que son message soit entendu par le plus grand nombre de personnes.

Pauline PESSEY & Mathilde RAULIN-FOISSAC
Lycée les pierres vives Carrières-sur-Seine (78)


Lou-Adrianne : vous allez tomber en amour !

Cette artiste offre une nouvelle vision de la vie et nous le fait savoir.
Lou-Adrianne Cassidy est une auteure-interprète-compositrice québécoise connue pour sa chanson “La fin du monde à tous les jours” qui a été présélectionnée pour le prix de la chanson SOCAN en 2020, ainsi que pour la chanson “ça va ça va”, nominée en 2018. Remarquée dans le monde musical depuis son passage dans l’émission La Voix IV au Québec, LouAdrianne baigne dans l’univers de la chanson française et francophone depuis son plus jeune âge, notamment grâce à sa famille.

La chanson “ça va ça va” propose une vision pessimiste du sens de la vie, au contraire de ce que pourrait laisser penser le titre. En effet, les thématiques se dégradent et laissent place à des thématiques démoralisantes qui passent de la joie à la mélancolie. Le titre propose ainsi un contraste surprenant au premier abord qui peut laisser dubitatif et dans l’incompréhension, mais qui devient tout à fait captivant lors des écoutes suivantes. Nous apprécions cette démarche qui donne envie d’écouter cette musique sans plus attendre. Ce titre sort de l’ordinaire, car il ne reflète pas entièrement la visée des paroles.

Celles-ci donnent un sens à la vie, où Lou-Adrianne aborde ses réflexions. Elle fait référence à sa famille et à l’amour qu’elle lui apporte, ainsi qu’à ses doutes sur son quotidien et son futur. Elle montre sa gratitude envers ses parents et ses ancêtres de pouvoir être de ce monde, et se questionne sur ce qu’est la vie sans une famille, si elle “n’a pas d’enfants” ou “d’amant”, ou encore si elle est sans amis. L’artiste se penche également sur son avenir et sa carrière musicale, qui n’est pas encore définie et reste ouverte à toutes les possibilités.

Elle fait entendre son envie de transmettre cet amour à un enfant. La chanteuse se motive au travers de paroles adressées à cet enfant ainsi qu’à ses auditeurs et incite à ne pas abandonner face aux instants durs de la vie. Ces thématiques mélancoliques sont transmises grâce au mélange harmonieux entre la voix de l’artiste et les instruments. Tandis que ceux-ci
accompagnent les thèmes, les vocalises mettent en place une ambiance douce et apaisante.

Les crescendos matérialisent un apogée que l’artiste atteint lors de ses questionnements multiples, qui lui permettent de s’évader. La voix claire et compréhensible de la chanteuse explique que le texte a été créé pour être écouté en détail et non ignoré.
Nous pouvons constater après avoir lu et écouté les paroles que leur portée est universelle.

Cette musique est faite pour être écoutée et pousse les auditeurs à poursuivre les réflexions introduites par Lou-Adrianne. Cette chanson parue en 2017 a toutes les chances de se démarquer lors du concours des Chroniques Lycéennes 2021 et de décrocher la victoire haut la main.

SANCHEZ Elina NOGUES Anais 1G5
Lycée Christian Bourquin d’Argelès 66700


Ne t’inquiète pas Lou, Ça va Ça va

Tu te sens différentes des autres, attristée par le fait de se conformer aux objectifs stéréotypes de la vie d’une femme.
La vie n’est pas faite dans l’unique objectif d’être mariée ou d’avoir un enfant. Les paroles amènent une réflexion sur le but d’une vie, en l’occurrence la notre en tant que femme. Pour nous ta chanson résonne dans nos têtes, son rythme entraînant nous fait danser.

« Ça va, Ça va » nous emmène dans une valse énergique et assez dynamique. Mais on finit par comprendre que ta chanson parle d’une personne qui est partie car tu nous dis « Quand je suis seule j’suis pas seule J’fais comme si y’était avec moi J’prends l’oreiller dans mes bras T’es encore là t’es encore là » .
On s’aperçoit au final que ta chanson est contradictoire car tu nous expliques que tu veux « un bébé », tu veux « aimer », tu veux « donner ». N’était-ce qu’un chagrin d’amour ?

TOURMENTE Jasmine et DURAND Soline
Lycée Queneau Yvetot


Une petite poésie

Lou Adrianne Cassidy est une jeune femme québécoise, née dans une famille d’artiste, elle baigne dans la musique depuis son plus jeune âge. Elle utilise principalement des techniques de chant pop et jazz. C’est à travers sa chanson, sortie en 2017 intitulée « ça va ça va » qu’elle nous parle de sa vision de la vie. Malgré l’absence de clip vidéo, elle nous montre une couverture d’album simple mais qui coïncide avec le thème de la chanson ainsi que ses paroles.

L’artiste a su toucher ses auditeurs à travers ses paroles et le rythme instrumental. Elle reste fidèle à elle-même en offrant une chanson pop qui nous encourage à persister et à ne pas lâcher malgré les difficultés rencontrées dans la vie. Elle-même explique que l’interprétation de la vie est quelque chose qu’elle peut facilement observer grâce à sa mère.

La chanson « ça va ça va » lui ouvrira finalement les portes du label Grosse Boite.
Si un jour, vous avez un manque de motivation ou vous avez des doutes sur un sujet quelconque, on vous recommande de bien écouter les paroles de cette chanson qui sont un moyen de réconfort, ainsi que ses récents albums Déséquilibré et C’est la fin du monde à tous les jours, sortis tous les deux en 2019.

On peut dire que cette chanson est une petite poésie.

RAVOALA Ludivine – MAYENGUI MOUHOUEMBE Miglèche BTS 1SP3S
Lycée Jean de La Fontaine Château-Thierry


Lou-Adriane Cassidy a la marée haute

Elle s’en va vers le large, dans le monde étourdissant du spectacle. Notre jeune auteur-compositrice-interprète prometteuse à la voix envoûtante multiplie les concours et en sort grande gagnante : « Les trois-quarts de ce que j’ai réussi à faire sont dûs aux concours » reconnaît-elle.

Elle est, pour l’académie Charles-Cros, un coup de cœur de la chanson. Elle remporte le titre d’Artiste de l’année ainsi que celui de l’Album pop de l’année au GAMIQ et dénombre deux nominations au gala de l’adisq. Après ces victoires, infatigable, elle performe au festival d’été de Québec, aux Francofolies de Montréal mais aussi aux côtés des sœurs Boulay et de Philippe Brach.

Pour elle, le spectateur a deux esprits : un plus analytique lors des concours, l’autre ouvert aux découvertes. C’est au second qu’elle se livre avec son nouvel album « C’est la fin du monde à tous les jours » comportant dix titres et beaucoup d’autodérision. Il sort tout juste 4 ans après la 4e saison de La Voix, en 2019. Ses sons, vibrant, entre l’amour, le doute et l’angoisse de la mort ajoutent une touche de légèreté à ces sujets ; on pleure en alligator avec elle.

Sa voix chaude et profonde nous emporte particulièrement avec « Ça va ça va ». « Ça va ça va », un titre où elle nous confie son désir d’être mère, ses doutes, l’aspect vain de la vie. Son accent québécois nous berce tout en nous faisant frémir... Un chef d’œuvre écrit avec Philémon Simon remportant le prix de la chanson SOCAN !

C’est un bel antidote pour les longues journées du quotidien. Personnel, mélodieux et poignant. « Ça va ça va » séduit !

Marinette COUPECHOUXHLP
Lycée Sainte-Marie- Beaucamps Ligny

Suzane


http://wspectacle.fr/artiste/suzane

Des chroniques lycéennes

Une planète en surchauffe « On a cassé la planète, il est où le SAV ? », c’est sur ces quelques mots interrogateurs et provocants que commence le titre électro entraînant de Suzane. « Je m’adresse à tous, dit-elle, nous sommes tous concernés par l’avenir écologique de notre planète. » L’auteure-compositrice-interprète française, qui a sorti son premier album TOI TOI en 2020, est très déterminée, et son objectif est précis : FAIRE ÉVOLUER LES MENTALITÉS !

Elle s’en prend à un sujet polémique qui secoue le monde : le réchauffement climatique. Les paroles quant à elles sont tranchantes, et pour faire bouger les choses elle se livre à la satire, ne faisant pas plus dans la dentelle qu’elle n’y va avec le dos de la cuillère. En effet elle prend pour cible la télé-réalité : « Sur les plages de Koh-Lanta, derrière les candidats, c’est pas si idyllique » ; elle frappe fort en assaillant indirectement le fast-food McDonald et à la boisson Caprisun, et attaque finalement toute l’économie capitaliste : « Que sommes-nous face à l’euro, le dollar ? »… et ça rime en plus !

Suzane fait preuve d’une créativité débordante dans ses paroles toujours écrites pour que les auditeurs s’emparent de ces questions existentielles. À travers son clip la jeune artiste engagée redonne espoir dans la survie de la terre, et fait appel à la gentillesse et la solidarité par le biais d’associations pour que son souhait se réalise. Suzane a trouvé son inspiration après avoir vu une grande masse de pollution en Chine : ce voyage lui a fait comprendre qu’on était en train de tuer notre pomme à petit feu.

Pour notre bien, elle se démarque des autres en cherchant le SAV : « Aujourd’hui on cherche la notice pour réparer les dégâts, pour donner une chance à la jeunesse de vivre dans un monde qui ne part pas en fumée... […] j’espère au fond de moi que le SAV (service après-vente) se trouve en chacun de nous, toi, moi, et tous ceux qui ont la chance d’habiter la Planète Terre ».

Eliana Monteiro Da Silva Gomes et Jahlia Verton-Nubret / 2de B
Lycée Jules Hardouin Mansart (78)


Suzane, la lanceuse d’alerte climatique au micro La chanteuse Suzane lance un appel d’alarme. Avec une popularité augmentant comme le bilan carbone chinois, et une récompense aux Victoires de la musique de cette mémorable année 2020, la chanteuse et danseuse en bleu et blanc débarque avec un nouveau single : « Il est où le SAV ? ». Une chanson qui figure dans son tout premier album, Toï toï, où on peut sentir l’influence d’autres artistes : Stromae pour l’électro, ou Angèle pour les thèmes, comme la lutte contre le sexisme. En duo avec Témé Tan, « SAV » aborde la problématique du réchauffement climatique.

Les paroles transmettent bien son message d’alerte sur l’imminence de la catastrophe. La musique, mêlant le synthé avec la guitare de Témé Tan, crée un contraste entre l’électronique et l’acoustique. Et le rythme reste en tête, comme les rayons du soleil bloqués par les gaz à effet de serre. Quant au clip, il nous montre des images fortes et crues de lacs et de montagnes de déchets. Il a été tourné dans une des plus grandes décharges à ciel ouvert du monde, située à Mbeubess, près de Dakar.

Notre chanteuse veut éveiller les consciences et faire réagir un maximum de monde pour stopper la hausse des températures. Que chacun à son échelle se remette en question et remette en question son mode de vie et de consommation. Dans une interview, Suzane dit compter énormément sur les générations à venir pour faire évoluer les mentalités collectives face à cette catastrophe mondiale. Aujourd’hui on cherche la notice pour réparer les dégâts, pour donner une chance à la jeunesse de vivre dans un monde qui ne partirait pas en fumée.

Car malgré les images flippantes, presque apocalyptiques, de ce paysage dévasté par notre faute, Suzanne nous rappelle qu’« il y a un peu d’espoir : au loin on voyait des palmiers ». Espérons que son appel ne sonne pas dans le vide.

Julien Lesne et Klency Mascarel / 2de A
Lycée Jules Hardouin Mansart (78)


Y’a t’il un service après vente ?

Avez-vous déjà entendu parler de Suzane ? Permettez-moi de vous la présenter. De son vrai nom Océan Colom, c’est une auteure, compositrice et interprète française. Une artiste très engagée, qui dénonce les problèmes de la société. Et ils sont nombreux…

En 2019, Suzane est élue l“artiste la plus apparue sur scène” avant même la sortie de son premier album « Toï Toï »où elle montre son engagement dans la lutte contre certains fléaux sociaux.
Dans “Il est où le SAV ?”, dont le clip fut visionné par 2,9M utilisateurs sur YouTube, Suzanne dénonce, en featuring avec Témé Tan, le manque d’intérêt porté par
l´Homme à la pollution.

Au début de ce titre, Suzane nous entraîne directement dans une ambiance musicale dansante et exotique, une mélodie très prenante, en introduisant le thème de sa musique. C’est avec une voix douce qu’elle s’exprime et nous fait prendre conscience que certaines grandes firmes n’accordent pas assez d’attentions aux dégâts qu’ils causent. Puis sans qu’on s’y attende, le rythme accélère soudainement au moment du refrain lorsqu’elle répète en parlant de la terre que “ça se réchauffe” , en prenant un ton plus grave.

Suzane n’a cessé de nous interroger sur l’emplacement du SAV, le service après vente de la terre, faisant ainsi référence à un objet acheté que l’on a abîmé et que nous aimerions remplacer.
Elle use de la métaphore “un air de chicha” pour parler de la pollution produite par les usines pékinoises. Une autre fois c’est la télé-réalité - Koh Lanta qui est vulgairement dénoncée avec ses plages finalement peu idyllique…Elle s’en prend aussi à McDonald’s, Coca-Cola ou encore Caprisun.

Dans le refrain, elle insiste sur le fait que “tout le monde le savait”, pour bien nous faire comprendre que nous sommes tous témoins de ce phénomène mais que la croissance néfaste de son ampleur ne cesse d’augmenter.
Ce n’est pas la seule chanson dans laquelle les travers de la société sont dénoncés et remis en question, puisque dans ce même album « Ocena »un autre titre “Slt”,abréviation de “salut”, dénonce l’harcèlement sexuel subit par les femmes dans la rue ou encore dans le milieu du travail.

Merci Suzane de nous ouvrir les yeux en grands !

Nada ALAOUI MRANI
Lycée Victor Hugo, Marrakech


C’est “nous” le SAV !

Elle n’a pas peur de ce que l’on pense d’elle. De l’image excentrique qu’elle dégage. C’est Suzane avec un seul “n”, figure montante de la scène française. Originaire d’Avignon, elle sort ses premiers singles “L’insatisfait” et “La Flemme” en 2018 et a su se démarquer en 2020 avec son premier album “Toï Toï”.Une très belle année pour cette artiste engagée qui fut récompensée aux Victoires de la musique dans la catégorie “révélation scène”.

Dans un univers electro et en utilisant des mots simples, Suzane dénonce avec ironie plusieurs thèmes, parmi lesquels se trouvent le harcèlement sexuel ou l’homophobie mais aussi l’écologie qui est le sujet principal de son tube “Il est où le SAV ?”
La pollution, le réchaufement climatique et la destruction imminente de notre planète font rage dans ses paroles.

En écoutant ce titre, Suzane nous entraîne dans un torrent d’idées qui nous chamboulent. C’est efectivement le genre de chansons dont les paroles captent votre attention jusqu’à la dernière note.
L’humour des paroles rejoint la jovialité de la musique. Couplet après couplet, ses mots faisant référence à des objets qui nous entourent, nous sensibilisent sur un sujet désolant mais qui fait partie de notre quotidien : la crise écologique de notre planète. Avec sa voix claire et captivante, Suzane nous plonge dans la réalité en dénonçant avec fnesse la pollution maritime due au plastique.

Elle fait également référence à l’Indonésie où des forêts entières sont rasées et à la Chine où un climat “apocalyptique” règne. Avec son rythme aux infuences afro, la mélodie nous séduit et nous invite à danser. Quant au refrain, il nous met un coup dans le dos. Le contraste entre la légèreté de la mélodie electro et le sujet grave qu’elle dénonce est à la fois plaisant et déroutant. C’est donc avec gaieté que Suzane nous amène à contempler l’état de notre planète et nous pousse à réféchir et à agir. Alors agissons !

Nada EL MOATASSIM BILLAH 3°4
Lycée “Victor Hugo”- Marrakech


Les calottes sont cuites Contrairement aux glaciers qui perdent de leur ampleur, Suzane sait quant à elle, comment s’élever.

Cette jeune femme, de son vrai nom, Océane Colom, sait comment briller sur la scène française. Son pseudo Suzane est un hommage à son arrière-grand-mère. Elle devient ce personnage en enfilant sa fameuse combinaison bleue, qu’elle porte sur scène comme dans ses clips, en référence à son père, grand fan d’arts martiaux.
Après 15 ans à pratiquer la danse classique au conservatoire, elle décide un jour de tout envoyer valser. Elle se définit d’ailleurs elle-même comme une “conteuse d’histoire sur fond d’électro”, elle devient en 2019 l’artiste la plus présente sur la scène française.

Le but de ses chansons est de mêler musique électro, chanson française et danse contemporaine, mais surtout, elle écrit pour ceux qui ne parviennent pas à trouver les mots pour panser leurs blessures. Une sorte de super-héroïne en combi bleue.
L’idée de ce morceau alarmiste “Il est où le SAV ?” lui est venue après un voyage en Chine. Selon Churchill, “mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge”, c’est donc ce qu’a décidé de faire Suzane. Au travers de son clip tourné dans une décharge du Sénégal, elle dénonce le réchauffement climatique, mais également la pollution, un problème actuel majeur, créé par l’Homme depuis tant d’années.

En effet, la couleur du ciel de Shanghai l’a incité à vouloir sensibiliser la société sur ce fléau, elle nous montre les divers déchets qui encombrent des endroits tels que nos plages ou nos mers, de quoi faire réagir !

Ainsi sur ce son afro-pop, Suzane se désole de l’état d’un monde qui ne peut être réparé. Les paroles de cette chanson sont donc très intéressantes voire poignantes et représentent la réalité du monde dans lequel nous vivons. Cette artiste fait passer un message fort à la planète entière et veut que tout le monde mette sa pierre à l’édifice. Si nous y mettons tous du nôtre, nous pouvons espérer voir, un jour, un changement.

Est-ce alors bien utile de vouloir contacter le SAV ?

ROELENS Océane POTEDEVIN Marion BTS 1SP3S
Lycée Jean de la Fontaine – Château-Thierry


Le réchauffement climatique est un sujet qui touche la terre entière. Pour cause, il impacte chaque être vivant et il est important d’en avoir conscience. Dans sa chanson intitulée : « IL ESTLE SAV ? » l’auteure-compositrice-interprète Suzane vise à sensibiliser ses auditeurs au sujet de l’urgence climatique à laquelle nous sommes confrontés. A travers des images effrayantes de Mbeubeuss, au Sénégal, dans une des plus grandes décharges à ciel ouvert du monde, elle montre la réalité des déchets que laisse notre société de surconsommation.

Suzane, de son vrai nom Océane Colom, est militante féministe et écologiste. Elle se spécialise dans la chanson à texte et l’électro. Elle est aussi danseuse et réalise des performances dans la plupart de ses clips. C’est une jeune femme de 30 ans qui parle au nom de sa génération en dénonçant les problèmes auxquels sont confrontés la société actuelle. Son pseudonyme Suzane est un hommage à une aïeule. Ses parents l’élèvent avec la culture de la chanson réaliste. Ses artistes de référence sont donc Fréhel, Edith Piaf, Barbara ou encore Jacques Brel, on peut d’ailleurs retrouver leur style dans les écrits de Suzane. La carrière de la chanteuse ne se révèle réellement qu’en 2017 quand elle fait la rencontre d’un producteur nommé Chad Boccara, alors qu’elle travaille comme serveuse.

La chanson « Il est où le SAV », dénonce l’impact de l’être humain sur notre planète. Le terme « SAV » signifie « service après vente ». Et dans la première phrase que va entendre l’auditeur et qui est aussi la première phrase du refrain, elle affirme : « On a cassé la planète, il est où le SAV ? », Suzane compare ici la planète à un objet qui se casse et demande où se trouve le service après vente, comme si malgré toute la pollution et tous les dommages causés à la Terre, il était possible de la réparer. La jeune chanteuse utilise le langage familier dans ses textes, car elle s’adresse à la jeunesse et, en utilisant des termes de la population qu’elle veut toucher, elle facilite la compréhension des paroles et se rapproche ainsi de nous. La chanson est entraînante et fait voyager grâce aux sonorités et notamment au rythme qui font penser à la musique orientale.

La vidéo est également révélatrice de part la mise en scène qu’a choisit Suzane avec par exemple l’image de la chanteuse freinée dans sa marche par ce qui s’apparente à une bâche de plastique qui me fait penser a une sorte de voile qu’on nous mettrait sous les yeux pour nous empêcher de regarder la réalité - et qui pourtant essaye d’avancer, ou encore l’homme et la femme qui semblent suffoquer avec un sac plastique sur la tête qui les empêchent de respirer. Toutes ces images sont des métaphores qui mettent hommes et femmes à la place des animaux marins et autres qui en ce moment même meurent étouffés (ou se blessent) par le plastique rejeté par les humains.

Cette musique m’a émue car, malgré le caractère enjoué du morceau, le message est très bien abordé et sa compréhension est à la portée de tous. Suzane va droit au but. Elle dit ce qu’elle veut sans penser aux conséquences, par exemple en mentionnant le nom de nombreuses grandes marques, notamment Coca Cola, Mc Donald ou encore Capri Sun. Je me suis remise en question en écoutant cette musique et je pense qu’il est important d’avoir conscience de notre impact sur les nombreuses espèces qui souffrent de notre inconscience.

Roman Bouyet


J’ai trouvé le SAV !!!

Jeudi à la fin de entraînement, 19H30
- Et mec demain on joue à la play ?
- Non je peux pas ma mère veux m’emmener à un concert.
- Ah bon, j’espère de bon rappeur ?
- Et non justement je vais voir une chanteuse s’appelant SUZANE !
- C’est qui elle ?
- C’est une chanteuse avec des musiques électro et avec des textes contemporains ayant sortie un album le 24 Janvier 2020 :« Toï Toï ».
- Bon ok tu me diras comment ça c’est passé
- Ok je t’appelle Samedi dans la journée
Samedi après-midi
- Salut mec ça va ???
- Salut bah ça va tranquille, alors ce concert ???
- Oh le concert il était trop bien !!!
- C’est vrai !?
- Oui incroyable, trois heures de concert et on s’est tout le long « ambiancés », franchement vraiment bien, en plus il y a une musique qui m’a marqué c’est une chanson s’appelant « Il est ou le SAV ». Elle parle de tout ce qui est la pollution, les dégradations, les plastiques etc...
- Et dire que moi je jouais à la play et que toi tu kiffais grave.
- Oui mec c’est dommage de t’en avoir pas parlé avant, tu aurais pu venir.
- Oui dommage !
- En plus je me suis renseigné sur internet car elle a un style vestimentaire assez particulier, un style assez géométrique qui a voulu s’inspirer de Bruce Lee, dont aussi elle partage le coté combattant et kamikaze, j’ai adoré !
- Ah ouais mec trop kiffant.
- Oui mec c’est grave stylé, bon je te laisse bises.

Pierryk Vignaud seconde 9
Lycée Jean Moulin de Pézenas


« Il est où le SAV », Suzane alerte sur le changement climatique ! Suzane, de son vrai nom Océane Colomb, est une auteure-compositrice-interprète française née en 1990. Elle sort son premier album électro-pop Toï Toï. Parmi les 15 titres, « Il est où le SAV ? » est une chanson militante écologiste dans lequel elle mêle musique électro créée à l’aide de son mini-clavier, danse contemporaine, et chanson à texte dans le but de dénoncer la manière dont nous avons « pété la planète ».

C’est lors d’une tournée en Chine où elle remarque la pollution de l’air qu’elle écrit ce single. Le titre de la chanson veut dire « où est le service après-vente ? » : on fait appel au SAV quand on achète un produit, qu’on l’abîme, et qu’on veut le réparer… mais cette fois on ne parle pas d’un lave-vaisselle, on parle de la planète ! Suzane fait référence à la Terre qui est abîmée à cause de l’homme. Les paroles de la musique sont pleines de références, par exemple « Y’a comme un air de chicha sur les buildings pékinois le Smog made in China » dans laquelle elle évoque la pollution de l’air à Pékin en Chine, et « Bulldozers dans les forêts, l’orang-outan est délogé pour de la pâte à tartiner » où elle dénonce la déforestation, la destruction de l’écosystème pour consommer toujours plus.

Le rythme de la chanson cadence avec la mélodie monotone, et la voix de la chanteuse est conforme à ce rythme, car le ton est très bas : elle n’utilise pas des notes hautes… finalement le single n’est pas vraiment plaisant car il manque de musicalité, ce n’est pas le genre de chanson qu’on utilise pour une soirée entres amis…

Mais de toute façon, c’est une chanson sérieuse pour dénoncer la crise écologique donc sa qualité est d’être d’actualité !

Yasmina Daraaoui et Romayssa El Abbouyi / 2de B
Lycée Jules Hardouin Mansart (78)

Younès


https://www.instagram.com/yoononthemoon/

Des chroniques lycéennes

Le monde est virtuel" de Younès qui vous ouvrira les yeux sur les nouvelles technologies

On peut dire que 2020 a été une année de réussite pour le jeune rappeur Younes alias Yoon the Moon. En effet, c’est cette même année que le Rouennais alors âgé de 22 ans a sorti son album "Même les feuilles" avec le soutien de son célèbre et talentueux ami Rilès qui, lui, a déjà commencé une belle carrière en tant qu’auteur-compositeur-interprète et que Younes n’hésite pas à citer dans plusieurs de ses chansons. L’album contient des titres dont "Je me rappelle", "Non merci" ou encore "L’alchimiste", des chansons au texte profond qui racontent des histoires ou défendent une cause avec émotion et sincérité.

Dans le titre « Le monde est virtuel », le chanteur critique avec colère et indignation l’addiction au téléphone et aux nouvelles technologies qu’on appelle la nomophobie tout cela dans une musique rythmée avec des punchlines qui font réfléchir ainsi qu’un texte métaphorique accompagné d’un clip percutant qui représente assez bien la société d’aujourd’hui et notre intérêt abusif pour notre image sur les réseaux sociaux ou pour l’amour qu’on nous porte derrière un écran. Les paroles nous touchent et nous bouleversent car elles nous prouvent que l’on passe à côté d’énormément de choses à force d’être sans cesse à l’affût de la moindre notification. Le texte est destiné à un public plutôt jeune ce qui ne l’empêche pas d’être truffé de références culturelles comme un pastiche de la célèbre phrase philosophique de Descartes « je poste donc je suis ». Dans le clip, on peut également voir le nom de l’artiste polonais Pawel Kuczynski qui critique, lui aussi, les nouvelles technologies en choisissant les œuvres satiriques pour s’exprimer.

Le style hip-hop, rap, RnB de Younes est idéal afin de capter l’attention des adolescents et les faire réfléchir sur leurs habitudes de vie pour ne pas que la réalité leur échappe et pour ne pas détruire le lien social par l’usage des réseaux sociaux. La chanson est entraînante et les paroles sont claires et compréhensibles. Un titre à ajouter de toute urgence de votre playlist si ce n’est pas déjà fait.

Jade Bultel 1G HLP
Lycée Sainte Marie, Beaucamps-Ligny


Avec son style bien à lui , Younes, de son vrai nom Younès Boucif , sous le nom d’artiste de « Yoon on the moon », n’a cessé de se démarquer des autres styles musicaux grâce a sa plume. Âgé de 25 ans, ce rappeur originaire de Mont Saint Aignan se fait rapidement repérer par Fianso, autre rappeur, qui l’aidera à « rentrer dans le cercle ». Ami d’enfance de Rilès, rappeur rouennais, il fera les premières parties de concert de ce dernier, ce qui lui conférera encore un peu plus de popularité.

Inscrit parallèlement en fac de droit pour plaire à ses parents, Younes comprend vite que la musique est sa véritable passion…En 2017, Younes sort son premier album solo intitulé « Yoon on the moon » où l’on retrouve plusieurs styles musicaux comme du rap, de l’afro ou de la musique orientale. Mais c’est en mars 2020 que Younes va progresser considérablement dans son travail . Avec un second album, « Même les feuilles », le rappeur normand propose 10 titres engagés à la hauteur de son écriture. On y retrouve notamment un morceau, « Le monde est virtuel », qui ne laissera pas indifférentes les personnes ayant écouté le titre.

Dans cette chanson, le rappeur dénonce la société et l’isolement lié aux nouvelles technologies. Dès la première phrase, l’artiste attaque son sujet en citant « Le monde est virtuel et la réalité nous échappe. ». En rappelant son titre dès la première phrase, Younes nous plonge immédiatement dans le thème de sa chanson. Il renchérit ensuite en faisant référence au rappeur américain Kendrick Lamar « Comme Kendrick Lamar j’en ai marre du photoshop », punchline qu’avait cité le rappeur américain dans l’un de ses plus gros titres « Humble ».

S’ensuit alors un enchaînement de punchline comme « A quoi bon aller au resto si je n’ai plus de batterie ». On retrouve ce genre de phrases courtes durant tout le morceau permettant un kickage propre et efficace. Même sans refrain, Younes nous montre sa qualité technique d’un point de vue de l’écriture ainsi qu’un bon dosage vocal. Instrumentalement, Younes nous propose dans ce morceau des basses et des tambours bien présents à l’écoute en y accentuant ses débuts de phrases permettant d’améliorer son flow linguistique.

On entend également une mélodie tenant tête aux basses et comblant les moments où Younes ne rappe pas. Rilès ( réalisateur de la prod) propose donc quelque chose de simple mais d’efficace et collant parfaitement au texte et au flow de Younes. Le clip double les paroles et les sous-entendus de l’artiste de dessins, tout cela mélangé à des exagérations et à des pensées politiques explicites.

Matthis Chapelliere, Joris de Miranda
Lycée Marcel Sembat de Sotteville-les-Rouen


Le rappeur Younès nous immerge dans une brutale réalité avec son morceau Le monde est virtuel. Le titre est lui-même évocateur de ce qui nous attend quant à l’écoute de ce chef d’œuvre. Il affiche et exprime à travers ses paroles les différentes situations que l’adolescent traverse au cours de ses journées, une triste réalité. Un style musical très écouté par la nouvelle génération, le rap, lui permet d’atteindre les jeunes concernés. Un rythme entraînant et une voix enchaînée, pleine de colère : mélange parfait à la sensibilisation.

Les réseaux sociaux nous font manquer la vie réelle, « le monde est virtuel la réalité nous échappe. » Les soirées entre amis, les sorties, les rencontres, tout cela ne se fait que par l’écran entre nos mains. Nous sommes addicts à cette vie virtuelle que nous décidons, délibérément ou non, de vivre. « On détruit le lien social à coup de réseau social ». Le contact n’existe plus, les likes défilent, les sourires ne se font plus, mais les selfies, si. Désormais, nous ne sommes plus des êtres vivants mais des photos de profil.

La vie ne se limite plus qu’à Twitter, Instagram ou Facebook mais la réalité est que celle-ci est plus précieuse. Nous sommes conditionnés à des critères physiques et mentaux. Plutôt que d’admirer la beauté de notre personnalité, nous la gâchons et nous nous transformons en véritables robots, ne demandant qu’à être aimés et suivis. Younès nous expose à la toxicité des réseaux sociaux et des nouvelles technologies en général, ces derniers nous emprisonnent et ne nous permettent pas de vivre la vie telle qu’elle est dans la réalité.

Ils nous poussent à la vivre à travers notre « phone-tel ». Un clip vidéo magistral qui illustre très bien ses mots et nous transporte tout au long de cette chanson.

El Kihel Nawel Terminale Générale 4
Lycée Jean de La Fontaine Château-Thierry


LE VIRTUEL ET SON ACCABLANTEALITÉ

Avez-vous déjà eu l’impression de vivre sans vraiment sentir et palper la réalité ? D’être sans cesse happé dans ce tourbillon que sont les smartphones et les réseaux sociaux ? Peut-être avez-vous peur d’en parler, d’être finalement le seul à détester la relation que vous avez avec votre portable. Pourtant le jeune rappeur, acteur et écrivain français Younès - de son surnom Yoon on the Moon - lui, en parle. Et pas qu’un peu : il remue le couteau dans la plaie. En effet, dès le début de sa chanson “Le monde est virtuel”, l’artiste déclame un fait qui domine les paroles de son flow : “Le monde est virtuel, la réalité nous échappe”.

Cette chanson est sortie en 2020, seulement deux ans après les débuts d’artiste de Younès. Ce dernier a choisi de vivre pleinement sa passion pour le rap et son amour pour les mots, après avoir décroché un diplôme de droit pour faire plaisir à ses parents.Talentueux et brillant, plein d’inspiration et de projets, le nouveau rappeur gagne en popularité et il y a fort à parier que sa voix s’imposera dans le monde de la musique. A l’écoute de la chanson - addictive comme la technologie - on sent que le jeune rappeur se confesse et parle de la relation malsaine qu’il entretient avec son portable. La pensée que l’addiction à la technologie est due à la fuite de l’ennui, nous traverse l’esprit lorsque Younès affirme que “Rester seul avec sa conscience ça s’fait presque plus”. On s’identifie immédiatement aux pensées noires, miroir de la réalité, déclamées dans le rap, comme dans ce vers “Je poste donc je suis, je te suis donc je sais”.

Le texte ne manque d’ailleurs pas de jeux de mots, de figures de style, montrant que le rappeur maîtrise son art. La chanson est composée d’une dizaine de couplets de quatre ou cinq vers courts mais transcendants, osés mais percutants. Son texte est un véritable flot de poésie redoutable et déchaîné qui nous trempe jusqu’aux os et nous glace le sang. Chaque vers est une bourrasque soudaine. Chaque phrase nous rapproche d’une déchirante réalité. Chaque mot résonne dans notre esprit. Ces paroles s’entremêlent à merveille au son puissant et vibrant.La mélodie est élégante, agréable et envoûtante, un peu comme un vent qui vous emporte, contrastée par un beat imposant et grave. Le rythme saccadé met en valeur l’interprétation emplie de colère de cet ardent amoureux des rimes. Le beat l’accompagne tout du long dans sa prestation, rappelant le caractère agressif et épuré de ses paroles et animant le flow du rappeur, qui domine le tempo moderato avec aisance.

La flamme de la vérité, voilà ce qu’est son rap. Une flamme indomptable qui réveille votre doute et le fait grandir jusqu’à ce qu’il devienne certitude…

Clara MALCROS 3e4
Lycée Français Victor Hugo - Marrakech


Un monde bloqué sur le virtuel ? Younès, sous le nom de Yoon, est un jeune rappeur de 25 ans qui marche déjà sur les traces de ses célèbres modèles Booba ou Keny Arkana… Il a commencé à rapper dès la 2de avec ses amis Leone et Rilès, qui travaillent encore avec lui aujourd’hui. Après son premier album Yoon on the moon (2017), Younès sort en 2020 Même les feuilles où figure le titre « Le monde est virtuel », produit par son ami Rilès. Chantant accompagné du piano, Younes critique ouvertement les réseaux sociaux et les nouvelles technologies. Il expose la façon dont les jeunes se comportent avec leurs téléphones.

Mais Younès fait passer le message en expliquant sa propre situation : il se critique lui-même. Il explique qu’aujourd’hui personne ne profite du moment présent, les jeunes sont toujours obligés de montrer ce qu’ils font sur leurs réseaux : « Et je snap ma vie au lieu de vivre ma vie », « Si internet disparaît je disparais avec ». C’est comme une sorte de servitude, les jeunes sont liés à leurs téléphones comme l’esclave à son maître. C’est le portable qui décide de tout. Ainsi Younès va droit au but en disant la réalité. De plus sur les réseaux, tout le monde est en concurrence, qui aura la meilleure photo de profil ou qui aura le plus d’abonnés…

« On fait des selfies, on cherche le meilleur profil », « Tu cherches à faire le buzz, même quand ton poto meurt ». Dans toutes les situations les jeunes filment, ce qui est quelque fois irrespectueux, seulement pour faire des vues. Ils veulent juste montrer une bonne image aux autres : « On sourit pendant le Snap puis arrête de s’amuser ». Younès rappe de façon chantante, il y a un bon rythme, ce n’est pas du rap pur et dur. Sa musique bien rimée nous donne envie de chanter avec lui.

Et finalement on comprend mieux le titre « Le monde est virtuel », on voit que les jeunes ne vivent leurs vies qu’à travers leurs réseaux sociaux... « Ma liberté fait la taille de mon chargeur » : cette phrase nous remet tous en question, les jeunes comme les adultes. Au final que serions-nous sans nos téléphones ?

Ikram Aliouane et Lisa Diot / 2de A
Lycée Jules Hardouin Mansart (78
)


« Le monde est virtuel » : Younès et nos écrans bien-aimés

Younès est un rappeur né à Mont-Saint-Aignan dans le 76 en 1995. Il s’est fait connaître d’abord par son titre polémique sorti fin 2019, critiquant la théorie du Grand Remplacement. C’est par cette perspective cynique et critique que nous découvrons son « son » nommé tout justement « le monde est virtuel ». Bien que son style puisse être considéré comme enfantin en comparaison avec les piliers du genre, ; le message derrière est bien présent avec la dénonciation des travers de la technologie qui s’impose de plus en plus dans notre quotidien, allant jusqu’à envahir nos rapports sociaux.

Comme attendu dans le genre rap/hip-hop, l’essentiel du morceau ne se concentre pas beaucoup sur une harmonie d’instruments, représentés ici par une basse continue en « ostinato », des percussions et quelques effets sonores pour mettre en emphase les paroles. Pour continuer d’inspecter dans le côté harmonique, la voix de Younès reste monotone mais énergique pour déverser au plus vite son « flow » (flot) de mots enchaînés. Parlons maintenant des paroles en elle-même, le cœur du sujet. Tout d’abord, l’artiste place le titre de son morceau au début du premier vers, annonçant la couleur. Younès joue avec quelques références culturelles, avec par exemple l’artiste américain Kendrick Lamar et son aversion pour Photoshop.

En effet, il est dans la marque de fabrique de Younès d’exposer l’hypocrisie, la fausseté des individus dans notre société occidentale avec ici la tendance à enjoliver sa propre image quitte à mentir sur soi et sur ses propres principes ; ce faux-semblant est ici représenté par le logiciel de photomontage d’Adobe qui est un moyen connu de se rendre plus attirant aux yeux du grand public. Cela devient encore plus équivoque dans le vers suivant : « Et je snap ma vie au lieu de vivre ma vie ».

Pour les non-initiés des réseaux sociaux, il s’agit d’une mention des nombreux influenceurs d’Internet partageant leur vie quotidienne à travers de courts contenus audiovisuel sponsorisés. Younès continue le réquisitoire en exagérant l’envie de « buzz » et d’enchaîner les « like » et autres mirages du net jusqu’à vouloir capitaliser sur la mort d’un ami, voire d’autres activités immorales qui se passent même aujourd’hui encore en 2021 comme l’exploitation d’enfants pour l’influence… Ou ironiquement l’industrie textile. En deuxième plan intrinsèque au premier, le rappeur développe le mal qu’est l’addiction aux réseaux sociaux.

Effectivement, cette dépendance bien réelle est ramenée à un asservissement tel que celui d’un chien domestique qui répond au sifflet de son maître, les « notifications », tout en étant tenu en laisse par son chargeur (« Ma liberté fait la taille de mon chargeur portable »). Cette hyperbole poursuit son chemin en rendant le personnage joué par le narrateur comme dépendant des cycles de charge et de décharge de son portable, perdu sans accès à un signal de 4G pour nourrir inlassablement de nouveaux contenus son fil de réseau social comme Instagram, Twitter…

La liste de métaphores est sans fin pour la description d’une ambiance quasi dystopique, qui ne pourrait que s’empirer avec l’hypothèse du développement exponentiel impliquant la proche omniprésence des écrans dans les contrées les plus lointaines… Mais cela, seul le futur nous le dira concrètement ! Le tout est assaisonné de l’envie du protagoniste de se libérer de ses entraves électroniques, dessinées dans le clip qui est disponible sur Youtube.

Enfin cette œuvre, malgré son ton quelque peu édulcoré s’inscrit dans la continuité du mouvement de la scène rap avec un côté « cash » (sans filtre) qui nous rappelle à la réalité du monde. Sortant du cadre de « l’injustice sociale » avec son tube « l’effondrement » sur la situation écologique, Younès se livre une nouvelle fois à l’autocritique de lui-même et de ses compatriotes. A voir quel nouvelle polémique il pourrait nous réserver lors de sa prochaine mixtape !

Raphaël LESTRELIN et William NYCKEES-O’MEARA


La virtualité, une triste réalité

“Si internet disparaît, je disparais avec” Que pensez vous de ces paroles ? Qui se retrouve dans cette phrase ? De par son flow énergique, Younès tente de faire passer un message : dénoncer les nouvelles technologies qui dégradent nos relations sociales et qui prennent une place trop importante voire indispensable dans notre quotidien. Depuis son enfance, Younes est plongé dans le monde de la musique. Ami du rappeur Rilès, le jeune prodige originaire de Rouen a déjà, à l’âge de 25 ans, réalisé l’instrumental de grands noms tels que MHD ou encore Rilès.

Auteur et compositeur de deux albums et d’un EP, Younès évoque des sujets qui lui tiennent à cœur et qualifie son rap d’authentique. A travers ses chansons, il tient à faire ressortir des réalités sur le monde par le biais de ses vécus. Et qui oserait encore dire que le rap est une musique d’incultes ? Chez Younès, on retrouve de nombreuses références à Brel, Kendrick Lamar, Cyrano de Bergerac, sans oublier Naruto qu’il fait jongler tel un virtuose avec des mots et des rimes. Quant à l’instrumental, réalisé spécialement par Rilès, il nous entraîne, grâce au synthétiseur et aux notes bien rythmées, accompagnées par de nombreuses basses qui viennent accentuer ses propos. Le flow de Younès et le rythme de la chanson nous font penser au style des rappeurs des années 2000.

On a l’impression de retrouver MC Solaar ou IAM dont il tire l’exemple. A partir du refrain, le rythme s’accélère et la voix, elle, monte en crescendo, le temps de quelques mesures, ce qui nous fait tomber sous le charme de cette chanson et ne nous laisse qu’un mot en tête : WOW !

Mehdi Lahrichi 3eme4
Lycée Victor Hugo - Marrakech


Le monde est virtuel mais certainement pas le talent de Younès...

Créatif, ingénieux, passionné, le jeune rappeur Younès, originaire de Rouen, en Seine Maritime, ne manque pas de surprendre par sa musique inscrite dans l’air du temps. Alors simple étudiant en droit, il se lance dans la musique en 2017 avec son projet intitulé « Yoon on the Moon », celui-ci portant son nom de scène. Trois ans plus tard, il sortira son album « Même les feuilles ».

« Le monde est virtuel » ... Un titre qui donne matière à réflexion sur notre époque. C’est le titre de sa chanson, sortie l’année plus tôt. En collaboration avec Rilès, son ami d’enfance, le franc Younès critique l’impact des nouvelles technologies sur la génération actuelle. Vous sentez-vous capable de sortir de chez vous sans votre téléphone portable ? Ou bien de ne posséder aucun réseau social, qui est une norme importante pour s’intégrer socialement aujourd’hui ? Non ? Voilà donc le message que notre talentueux artiste Rouennais souhaite faire passer.

« Le monde est virtuel » est une chanson aux paroles factuelles, des mots associés pour former une vérité qui peut être choquante mais révélatrice et qui fait prendre conscience. Younès a le don d’utiliser les métaphores justes pour se faire comprendre de tout le monde. Dans une interview pour la radio Swigg, peu après la sortie de la chanson, il dit lui-même : « Si je n’étais pas rappeur, je n’aurais plus de réseaux sociaux. ».

Cette simple et unique phrase révèle toute l’importance des réseaux sociaux aujourd’hui pour peut-être, connaître le succès à long terme.
« Le monde est virtuel » ne se résume pas à ses paroles frappantes, le clip joue également son rôle. Dans ce dernier, des illustrations, parfois métaphoriques et dessinées au sens propre du terme des paroles, complètent les mots ingénieux de Younès.

Elles donnent vie à la chanson et interpellent d’autant plus. Ces dessins créatifs sont d’ailleurs réalisés par lui-même, accompagné de son ami Naomless. La société se renferme de plus en plus dans une vie virtuelle et devient complètement déconnectée de la réalité. L’addiction technologique enferme et éloigne. Voici l’ironie des réseaux sociaux. Comme le dit si bien le jeune rappeur : « Ma liberté fait la taille de mon chargeur portable. ».

Ainsi, Younès est loin d’avoir d’en avoir fini avec le succès grâce à sa créativité débordante et inspirante. C’est un jeune talent qui a de l’avenir dans sa carrière et bientôt, les producteurs se feront la guerre pour acheter sa précieuse voix.

CARETTE Faustine 1K HLP
Lycée Sainte-Marie à Beaucamps-Ligny


Younès découvre un nouveau virus

Younès n’est pas épidémiologiste mais rappeur et acteur. Pourtant, il a découvert un nouveau virus dont il décrit les effets dans son single « Le monde est virtuel ».
Younès, né à Rouen le 31 mars 1995, a commencé la musique en seconde avec des amis de lycée comme Rilès : « Le soir dans l’appartement, je rappais doucement ». Il a fait un master en droit de l’environnement, mais gagne sa vie grâce à la musique depuis un an et demi. Younès rappe ses textes dénonciateurs sur une mélodie souvent répétitive, avec des Adlibs qui viennent compléter le texte, et surtout des rimes tout au long de ses morceaux.

Dans son titre « Le monde est virtuel », Younès accuse Internet et tout ce qui l’entoure (les réseaux sociaux, le téléphone portable, etc.) comme contrôler nos vies : - « On détruit lien social à coup de réseau social ». Ce titre est introduit par un court morceau se nommant « Interlude » dans lequel les sons de la nature laissent place aux sonneries, et aux cris répétitifs de Younès : - « ça sonne », en accelerando et crescendo.

Younès dénonce les effets néfastes d’Internet et des réseaux sociaux, qui nous déconnectent de la réalité : - « H24 connecté, donc j’suis déconnecté ». En effet, « est-ce qu’on vit pleinement ? » c’est la question que se pose Younès dans ce titre. La réponse pour lui est clairement non, nos « nuques ploient sous une force immense et invisible » : nos téléphones, auxquels nous sommes tous addicts comme le montre Younès dans la répétition de ces phrases : - « Dans mes rêves, j’casse mon phone-tel ; J’me réveille, j’touche mon Phone tel ».

Nul doute que plus d’un d’entre vous se reconnaîtront dans ce texte, alors ne traînez plus sur les réseaux sociaux et allez écouter des bons rappeurs comme Younès ! Ou le virus se propagera.

MORALLHOMME – Léo – 2°I
Lycée Sainte-Marie, Beaucamps-Ligny


Younès, un rappeur bientôt à la mode ?

Younès est un jeune rappeur rouennais qui risque d’exploser sur la scène du rap français dans les années à venir comme il le confirme dans son titre « bientôt à la mode ». Né à Mont-Saint-Aignan. Au lycée, il s’est lié d’amitié avec Rilès, un rappeur connu à l’international. En effet celui ci va l’aider dans la composition de ses morceaux ou publiquement. Il s’est d’abord fait connaître en 2017 grâce à son premier projet Yoon on the moon. Younès va par la suite sortir plusieurs mixtapes ou EP comme Même les feuilles ou Bientôt à la mode en 2020.

Dans son titre, « Le monde est virtuel » publié début 2020, il critique l’omniprésence des réseaux sociaux et la dépendance aux telephones dans le monde moderne. Dès l’ouverture du morceau, Younès critique la fausseté des réseaux sociaux. Il exprime ces propos à l’aide de nombreuses références techniques à tous les logiciels informatiques qui nous normalisent tout en occupant notre existence.

Il se décrit comme connecté au monde virtuel et donc déconnecté du monde réel. Younès explique que les humains ne reviennent vivre que lorsque leur « phone-tel » est déchargé et que si nous continuons dans cette voie ils finiront gravés sur nos mains.

Grâce à son style de voix et sa façon de rapper similaire au rap « Old School », allié à une production dite « Trap », donc moderne, son texte se marie avec une instrumentale portée sur les percussions appuyant ses punchlines. La pulsation moyennement rapide de la musique lui permet à la fois d’avoir assez de temps pour développer ses paroles mais aussi de garder une musique entraînante.

Pour finir, nous pouvons dire queYounès est un jeune rappeur très prometteur que vous nous conseillons d’écouter. Son titre Le monde est virtuel est une chanson qui permet de pénétrer dans l’univers de cet artiste et résume assez bien la société actuelle.

Gabriel MAGAUD et Augustin ROCHE, 2nde 2
Lycée « les Pierres Vives » (Carrières-sur-Seine)


Cher Journal,

Aujourd’hui, j’ai découvert un nouvel artiste, plus précisément un rappeur. Il s’appelle Younès, il a 25 ans à la sortie de son premierr album en 2020 qui se nomme « Même les feuilles ». le rappeur Rilès a demander à Younès de faire la première partie de son concert. Les labels Rilèsundayz et Belem musique l’ont signé. Il puise principalement son inspiration dans son environnement. Grâce à cela, son rap et ses textes sont lourds de sens, puissants, nous interrogent et nous ouvrent les yeux.

Le Rouennais rappe depuis sa première année de lycée avec ses deux amis Rilés et Leone. Devine quelles sont ses influences musical ? Toutes les générations, des rappeurs du style Booba, Kenny Arkana, Medine et Youssoupha ! Je te parle de Younes mais je suis sûr que tu aimerais savoir avec quelle chanson je l’ai connu ! Eh bien, c’est avec la chanson « Le monde est virtuel ». Cette chanson est un peu violente à des moments mais c’est nécessaire.

Le jeune homme critique ce monde virtuel. Son texte est bien travaillé et quand on voit son clip avec…. C’est comment dire…. Une claque même un gros coup de pieds au derrière comme on dit en restant polie ! Cela rajoute encore plus de sens ! Il nous compare, nous, les humains, à des chien qui rappliquent dès que nous recevons une notification ! Et quand il dit que notre liberté fait la taille de notre chargeur portable, nous apparaissons encore en chien !

Le jeune rappeur dénonce les excès que l’humain est capable de faire pour « buzzer » et parfois, cela fait peur de voir jusqu’où certains peuvent aller ! Cela m’a ouvert les yeux ! La voix du Rouennais, est un peu grave, bien audible, puissante et exprime bien sa colère. Son interprétation ? Elle est puissante, énergique et violente parfois ! L’écriture et la musique sont vives. Les paroles sont aussi bien écrites et décrivent la réalité.

D’ailleurs, l’alliance entre le texte et la musique marche très bien, elle sont complémentaires et mettent encore plus de sens à son ressenti et à ses mots. Donc, comme tu l’ auras compris, j’adore cette chanson même si le rap français n’est pas trop ma tasse de thé….

Mais comme il dénonce l’emprise du monde virtuel sur notre monde, ce qui est un sujet important, j’ai tout de suite accroché ! En plus de ça, le clip illustre aussi pas mal la chanson. Ce qui rajoute encore une violente réalité ! Bon ! Je te laisse, j’ai reçu une notif ! A la prochaine !

Tessa Michieletto 2nd9
Lycée Jean Moulin de Pézenas