Gaël Faye

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Des chroniques lycéennes

Gaël Faye, une bouffée d’oxygène qui n’est pas de refus Sept ans après son dernier opus, Gaël Faye, auteur-compositeur franco-rwandais, revient avec un nouvel album intitulé Lundi Méchant. C’est en août 2020 qu’il en dévoile le premier titre « Respire ». On reconnaît des airs de Stromae : son style décalé, et les problèmes de tous les jours abordés par le texte. Mais Gaël Faye sait se distinguer de son camarade grâce au cocktail de slam et de rap, et au rythme enjoué de la chanson.

C’est de notre vie que nous parle Gaël Faye, du monde du travail, de l’actualité : « P’tit chef, grand bourreau », « Aux flashs infos : les crises, le chômage », « Courir après l’heure, les rames bondées ». La violence des paroles est allégée par la musique entrainante. Le refrain, quant à lui, est plus paisible et nous conseille de respirer comme solution à chaque problème… Mais Gaël casse sa propre routine en finissant avec « espère ». Le rythme de la chanson nous transporte à travers sa routine fade et étouffante : « Les écrans, le bruit, l’argent, les crédits ». Malgré cela, le pont situé vers la fin de la chanson marque une rupture, avec des inspirations et des expirations, avant de reprendre normalement jusqu’à la fin de la chanson.

Finalement, Gaël Faye nous parle de l’époque actuelle, de l’angoisse qui nous étreint, de l’impression d’être enfermé encore plus étouffante en cette période de confinement, mais surtout il nous parle d’espoir. Se poser. Respirer. Malgré les épreuves, la routine, le travail. Malgré les masques que la pandémie nous impose. Quoi de plus important ? Gaël Faye, une bouffée d’oxygène qui n’est pas de refus Sept ans après son dernier opus, Gaël Faye, auteur-compositeur franco-rwandais, revient avec un nouvel album intitulé Lundi Méchant. C’est en août 2020 qu’il en dévoile le premier titre « Respire ». On reconnaît des airs de Stromae : son style décalé, et les problèmes de tous les jours abordés par le texte.

Mais Gaël Faye sait se distinguer de son camarade grâce au cocktail de slam et de rap, et au rythme enjoué de la chanson. C’est de notre vie que nous parle Gaël Faye, du monde du travail, de l’actualité : « P’tit chef, grand bourreau », « Aux flashs infos : les crises, le chômage », « Courir après l’heure, les rames bondées ». La violence des paroles est allégée par la musique entrainante. Le refrain, quant à lui, est plus paisible et nous conseille de respirer comme solution à chaque problème… Mais Gaël casse sa propre routine en finissant avec « espère ». Le rythme de la chanson nous transporte à travers sa routine fade et étouffante : « Les écrans, le bruit, l’argent, les crédits ».

Malgré cela, le pont situé vers la fin de la chanson marque une rupture, avec des inspirations et des expirations, avant de reprendre normalement jusqu’à la fin de la chanson. Finalement, Gaël Faye nous parle de l’époque actuelle, de l’angoisse qui nous étreint, de l’impression d’être enfermé encore plus étouffante en cette période de confinement, mais surtout il nous parle d’espoir. Se poser. Respirer.Malgré les épreuves, la routine, le travail. Malgré les masques que la pandémie nous impose. Quoi de plus important ?

Chloé Merour et Juliette Willem / 2de A
Lycée Jules Hardouin Mansart (78)


"Respire’’ de Gaël Faye : nos souffles coupés

Gaël Faye, « virevolteur de mots plein d’amertume », comme il se décrit lui-même dans le titre A-France est auteur-compositeur-interprète franco-rwandais. Il est né le 6 août 1982, à Bujumbura, au Burundi, d’un père français et d’une mère rwandaise. À l’âge de 13 ans, il émigre en France, fuyant la guerre civile burundaise. À travers ses textes et sa musique il questionne sa propre expérience de vie en abordant les thèmes de l’exil, du métissage, de la domination et du génocide.

Son troisième album ‘’Lundi Méchant’’ est sorti en pleine pandémie, le 6 novembre 2020. Dans ‘’Respire’’ la deuxième chanson de cet album, on découvre une mélodie semant des respirations tel des battements d’un cœur sujet à l’anxiété, illustrant le rythme de nos vies trop pressées. Avec son caractère martelé, franc, et pourtant serein, la mélodie a le don de nous envoûter tel un chant de sirène et favorise l’imprégnation de celle-ci et des paroles dans nos têtes. Certes, le texte joue un rôle plus important, mais c’est la musique haletante qui nous accroche dès la première seconde. Dans ses paroles, il décrit les jours qui se ressemblent et qui passent. Ce sentiment, dont nous sommes tous sujets, nous donne l’impression de simplement exister, sans vraiment vivre. Le refrain, quant à lui, offre une solution à ce sentiment‘’Respire”, et “espère’’.

Cette chanson certifie le talent reconnu, mais qui mériterait d’accroître, de ce chanteur. Comme l’auteur Vicki Corona l’exprime dans ‘’Danses Folkloriques des Philippines’’, ‘’rappelez-vous que la vie ne se mesure pas au nombre de respirations que nous prenons, mais aux moments qui nous coupent le souffle’’ ! En effet, le talent de Gaël Faye est à couper le souffle, et chaque moment de la chanson est mémorable.

Intissar EL MORCHID 3e4
Lycée Victor Hugo Marrakech


Respirer pour espérer
À l’heure où nous devons tous porter le masque, Gaël Faye est à contre-courant : il nous demande de respirer profondément. L’artiste, né au Burundi, un petit pays d’Afrique, est arrivé en France en 1982, à l’âge de 13 ans. Sa passion pour la musique, et plus particulièrement le rap et le hip-hop, lui est venue à l’adolescence.

Après un premier album en 2014, il revient avec un deuxième album solo intitulé Lundi Méchant, sorti en novembre 2020, avec 14 titres. Respire sort le 26 août. La chanson dévoile une conception dystopique de la société mais qui devient de plus en plus réaliste : « Aux flash d’infos, les crises, le chômage, la fonte des glaces, les particules fines ». L’artiste nous montre que la vie à notre époque est répétitive et stressante à cause du travail ; il en vient donc à critiquer le capitalisme : « la vie c’est l’usine », « la vie c’est robot ».

La chanson est écrite a la deuxième personne : Faye s’adresse donc à nous, il nous encourage à ne pas perdre espoir. Si le verbe du titre est répété tout le long de la chanson, c’est justement pour cela : « Quand rien n’est facile respire », « Même si tu te perds respire »… à la fin, il nous conseille d’espérer quand respirer n’a aucun effet : « Et si tout empire espère ». Le refrain prend un autre sens avec la pandémie où il devient difficile de respirer avec un masque !
Mais même si l’album de manière générale, tout comme cette chanson, n’est pas gai, il nous reste à garder espoir.

Théo Feisthauer / 2de A
Lycée Jules Hardouin Mansart (78)