Maroc, comptines, danses et berceuses

Par Halima Hamdane, Zakariae Heddouchi et Sofiane Negra.

L’originalité de ce disque est de mêler la traduction au chant, non pas comme deux instants séparés, l’un pour se laisser porter par la rêverie de la mélodie, l’autre pour comprendre de quelle histoire il s’agit, mais comme un seul et même voyage. On se laisse ainsi embarquer par le cheval d’Ali, on compte wahad, zouj, tlata, en sachant qu’il s’agit de cadeaux apportés par le père, on rêve devant le palais merveilleux du sultan, on dessine la famille avec des crayons de couleurs : toute la sensibilité de l’enfant se retrouve dans ces comptines où l’on découvre qu’au-delà de la langue et des frontières, les rêves et les sensibilités s’alimentent à la même source. La transcription française, parlée et non chantée, est accompagnée par le chant du oud, le rythme du bendir, la délicatesse du guembri, le soutien de la guitare. Chants et musiques sont comme une entrée dans ces maisons marocaines où l’on a l’impression que le temps s’arrête et que tout est fait pour l’invité de passage. On a envie de dire « merci et au revoir » à la fin de la rencontre.

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